Pour fêter ses 40 ans, Emmanuel Macron a fait les choses en grand. Alors qu’il demande aux français de faire des sacrifices et que les réformes du Code du travail s’enchaînent, le chef d’État a passé la soirée du jeudi 21 décembre 2017 au luxueux château de Chambord.

La famille présidentielle a loué un salon du château pour célébrer l’évènement, ainsi qu’un gîte quatre étoiles avec vue sur le château où les chambres sont facturées plus de 800 euros la nuit. Pour celui qu’on appelle déjà “le Président de riches”, il n’en fallait pas plus pour déclencher une polémique: ses détracteurs dénoncent la symbolique royaliste du Château de Chambord.

Après ce cafouillage, l’Élysée a déclaré que ce déplacement avait été payé par le couple Macron, et que n’importe quel français avait les moyens d’en faire de même.

Le plus beau joyau architectural de la Loire

Le Président Macron a fêté son 40ème anniversaire dans un des salons du château de Chambord, considéré comme l’un des plus beaux édifices de la Loire. Plusieurs médias ont affirmé que le couple présidentiel avait séjourné à la Maison des réfractaires, une maison forestière située à quelques mètres du château. La maison abrite des gîtes 4 étoiles proposant des chambres à plus de 800 euros la nuit.

Un site inscrit au patrimoine de l’Unesco

Construit il y a cinq siècles après un caprice du roi François Ier, le château de Chambord est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. La fête d’anniversaire du Président s’est déroulée dans un salon du château après que les visites du public soient terminées. Avec une capacité de 60 à 400 personnes assises, l’ensemble de la famille du couple a put être accueillie.

Nouvelle polémique pour Macron

Alors que les habitants du Centre-Ouest ont évoqué un chef d’Etat “déconnecté” lors d’un reportage pour le Monde, un des proches de Macron a déclaré que “n’importe quel contribuable” était capable d’une telle dépense. Si le Président a payé le déplacement de sa poche, une nuit dans le gîte quatre étoiles se chiffre à 800€ par personne.

“Moi, les polémiques, c’est pas la première, elles ne m’intéressent pas beaucoup.”, Emmanuel Macron au sujet de son weekend au château de Chambord.

Un déplacement payé par le couple présidentiel

Après le début de la polémique, l’Élysée essaie de se rattraper en assurant que le déplacement n’avait “pas été payé avec l’argent de la République, mais par les deniers personnels du couple présidentiel. Elle a ajouté que la “location de la salle coûtait entre 600 et 650 euros la soirée, tarif bien moins cher qu’une salle en Île-de-France, et que n’importe quel contribuable était capable de se l’offrir”.

Jean-Luc Mélenchon ne cache pas son mécontentement

Le numéro 1 de la France insoumise a rapidement annoncé être exaspéré par les symboles royalistes véhiculés par Emmanuel Macron. En effet, Mélenchon s’interroge sur l’utilité d’un tel déplacement, pour ajouter que ses ancrages républicains sont contre tout symbole royaliste.

Mais le leader de la France insoumise n’est pas le seul: un député socialiste a également souligné que Macron demandait constamment aux français de faire des sacrifices, tandis que la députée écologiste Esther Benbassa a mis en perspective l’augmentation du SMIC de seulement 1,24% en janvier.

Au passage, une visite au bébé panda Yuan Meng

Au début du mois de décembre, Brigitte Macron avait baptisé le petit Yuan Meng, bébé panda offert par la Chine à la France et résident du zoo de Beauval. C’est lors de cet évènement très médiatisé que la Première dame avait prononcé son premier discours officiel. Lors de l’anniversaire du chef d’État, une sortie dans la vallée du Cher a été organisée pour rendre visite au bébé panda.

Emmanuel Macron accuse les esprits chagrins

Contrairement aux informations lues dans la presse, c’est pour fêter Noël que le couple Macron s’est déplacé au château de Chambord. Dimanche, il a critiqué les “esprits chagrins” qui voient les symboles royalistes partout. Il a ajouté qu’au-delà de la royauté française, le château de Chambord avait “une vraie histoire républicaine”.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo