Le groupe Airbus, en perte de repères depuis le début de l’année et très affecté par la crise du Covid-19, vient d’annoncer une nouvelle favorablement accueillie par ses actionnaires. Il devrait pouvoir sortir un avion qui ne produit aucune émission de C02 d’ici à 2035.

À cette annonce, l’action est repartie à la hausse, passant de 49 euros à 81 euros en moins d’un mois. 

Les carnets de commande reprendront-ils pour le géant de l’aéronautique ? Les investisseurs semblent se repositionner sur l’aérien avec la reprise de l’activité économique.

L’aéronautique, un secteur meurtri

Le domaine de l’aviation a lourdement souffert du confinement : depuis la mi-mars, le trafic aérien a chuté de 90%, du jamais vu dans l’histoire de l’aviation moderne.

Depuis le début de l’année, Airbus a vu son action chuter de 136 euros le 12 février à 49 euros le 15 mai. Également affectée, la compagnie aérienne nationale Air France a perdu la moitié de sa valeur, passant de 9,81 euros le 18 février à 4,30 euros le 18 mars. 

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Airbus, gagnant de l’interventionnisme ? 

Le ministre des Finances Bruno le Maire a annoncé mardi 9 juin que le gouvernement s’apprêtait à aider financièrement les quatre leaders tricolores de la filière aéronautique – Airbus, Dassault Aviation, Safran et Thales -, à hauteur de 15 milliards d’euros.

Selon ce dernier, il faudra cependant bien deux à trois ans avant que la filière ne se rétablisse. Mais il y croit : « La France peut être dans les années à venir le pays d’Europe où se concevront et où se produiront les avions de demain », a-t-il affirmé.

La banque américaine Goldman Sachs en a pris bonne note, recommandant les actions Airbus,  en précisant que le cours du titre avait déjà grimpé de +11.5 en une journée vendredi 5 juin.

Le redémarrage de l’activité économique et, prochainement, du tourisme pourraient faire repartir à la hausse les titres de l’aéronautique, malmenés pendant la crise du coronavirus.

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Airbus se pose en pionnier de l’aviation verte 

Avec la raréfaction globale du pétrole, l’industrie du ciel est en quête de carburants propres.

Alors que la flotte mondiale aérienne carbure au kérosène, il se pourrait que de nombreuses alternatives écologiques, moins coûteuses et plus respectueuses de l’environnement, soient sérieusement prises en considération. 

Comme pour la filière automobile, l’État souhaite soutenir la transition écologique et « décarboner » l’aéronautique. Là aussi, son aide ne sera pas sans contrepartie. L’ambition est de faire tendre toute la filière vers le « zéro carbone ».

Airbus, soucieux de se placer comme “pionnier” dans ce nouveau secteur qu’est l’aviation verte, a récemment déclaré pouvoir diviser par deux ses émissions carbone d’ici 2050…

Pour répondre à cette demande, le groupe basé aux Pays-Bas a réaffirmé dans les pages des Echos sa volonté de créer un avion à empreinte carbone nulle d’ici 2035. 

“Le but est de préparer le successeur de l’A320, en développant un avion court et moyen-courrier avec un objectif de -30 % de consommation de carburant d’ici le début de la décennie 2030. Cela permettra de passer, dès 2035, à l’hydrogène pour un avion “zéro émission”, explique le site Novethic

Une annonce plébiscitée par le monde de la finance. Mercredi, Crédit Suisse n’a pas hésité à saluer la bonne trajectoire d’Airbus, soulignant l’impact positif sur le titre.

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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