Dans un entretien à CNN lundi dernier, le fondateur de Microsoft, Bill Gates a déclaré qu’il estimait devoir plus d’argent à l’Etat américain. “J’ai payé plus d’impôts que n’importe qui, à peu près $10 millards, mais le gouvernement devrait demander aux personnes qui sont dans ma situation de payer plus d’impôts”, a t-il déclaré à la chaîne de télévision américaine. Alors que Jeff Bezos a détrôné Gates en devenant l’homme le plus riche du pays, le fondateur d’Amazon n’a pour le moment pas commenté la situation.

Nouvelle réforme régressive

En ce qui concerne la nouvelle réforme fiscale votée par le Président des Etats-Unis Donald Trump, le milliardaire informaticien a simplement estimé que ce n’était pas une réforme progressiste, mais régressive. “Les plus gros avantages seront surtout ressentis par les ultra-riches, même si le parti des Républicains avait assuré une augmentation du pouvoir d’achat des classes moyennes grâce à cette nouvelle loi.”

D’ici à 2028, les prélèvements baisseront de $1 126 milliards pour les particuliers et de $650 milliards pour les entreprises et les autoentrepreneurs.

L’opinion de Bill Gates face à cette réforme

Bill Gates a déploré cette stratégie. “Le problème dans notre pays, c’est que les riches ont définitivement plus d’avantages que les classes défavorisées. J’ai donné $40 milliards à des fonds éducatifs pour justement voir la richesse de ces classes là augmenter.” En rappelant que plus d’un sixième de la population américaine vit sous le seuil de pauvreté, Bill Gates a terminé son entretien en posant une question face caméra aux autorités : “Le gouvernement doit se poser la question suivante : comment améliorer les conditions de vie pour tous ses concitoyens ?”.

La réforme fiscale républicaine a pris effet le 1er janvier 2018. Elle augmente les impôts des entreprises de 21% à 35%. D’après les prévisions du Congrès américain, le texte prévoit des baisses d’impôts estimées à
$1 450 milliards d’ici à 2028.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo