Nouveau rebondissement dans la guerre commerciale qui oppose la Chine aux Etats-Unis. Alors que le Président des Etats-Unis, Donald Trump, avait annoncé des sanctions supplémentaires pour la Chine, le gouvernement américain s’empare du dossier.

Lundi, plus de 370 témoins sont appelés à parler à des représentants du gouvernement pour voir si la mise en place de sanctions supplémentaires est nécessaire. Au total, plus de $200 milliards de marchandises chinoises sont concernées. 

Une première pour les Etats-Unis depuis l’élection de Donald Trump, qui jusque lors semblait faire passer de nouvelles réformes sans accord préalable. 

Les négociations reprennent

Depuis plusieurs mois, les médias l’ont baptisé “guerre commerciale” : celle qui se joue entre la Chine et les Etats-Unis, ce bras de fer tendu qui s’opère devant les caméras et en coulisses, sur les nouvelles taxes d’import.

Alors que certains craignent une escalade militaire, comme nous en avions discuté la semaine dernière,  la diplomatie est de rigueur.

Dès lundi 20 août, le gouvernement américain compte interroger plus de 370 hauts fonctionnaires, afin de prendre une décision sur la taxation des $200 milliards de marchandises supplémentaires.

Rappelons que cette taxe supplémentaire avait été annoncée par Donald Trump, en réponse à la décision chinoise de taxer à son tour les produits américains importés sur son sol.

Une décision saluée par le gouvernement chinois, qui a déclaré à la suite de cette annonce que : « le dialogue et la communication (se construisent) sur la base de la réciprocité, de l’égalité et de l’intégrité.».

Afin de limiter toute crise diplomatique, le Bureau du représentant américain au Commerce a même annoncé vendredi dernier que la durée des audiences sera doublée, passant de trois à six jours.

Un négociateur chinois à Washington

L’empire du soleil levant a d’ores-et-déjà prévu un plan B : en cas d’échec ou de négociation peu satisfaisantes, un négociateur rendra visite à la Maison Blanche dans quelques jours.

Le gouvernement chinois a choisi Wang Shouwen, le Vice-Ministre du Commerce pour discuter avec David Malpass, attaché du Secrétaire Américain au Trésor en charge des affaires internationales. D’autres officiels, comme Lao Min, Vice-Ministre des Finances chinois, sont attendus cette semaine à Washington.

Les négociations s’attarderont sur la liste des produits taxés, pour la plupart des biens de consommation courante, comme les pneus, du mobilier, des éclairages, de la nourriture pour animaux domestiques, des vélos, ou encore des battes de baseball.

Les prix de ces produits de première nécessité aux Etats-Unis risquent bien d’augmenter si la crise se prolonge, ce qui inquiètent les experts.

L’Europe, elle aussi négocie

Au même moment, un autre continent s’inquiète également pour ses exports : l’Europe.

Il y a quelques mois, Donald Trump avait annoncé des taxes de 25% en moyenne sur les imports d’acier, d’aluminium de panneaux solaires et de machines à laver provenant du vieux continent.

Cette semaine, des représentants sont attendus à la Maison Blanche pour renégocier ces taxes, dans l’espoir d’annuler ces lourdes sanctions commerciales.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo