La crise sanitaire provoquée par le coronavirus, qui a déjà fait plus de 1000 morts, a frappé les marchés financiers.

Les Bourses mondiales sont en état d’alerte. Lundi, la Bourse de Paris affichait une forte baisse. L’indice CAC 40 a notamment clôturé en baisse à -0,23%. 

Les incertitudes liées à l’imprévisibilité du coronavirus font douter les marchés. Faut-il avoir peur ou, au contraire, continuer à acheter ? Les experts, eux-mêmes s’y perdent, s’accrochant à des points de comparaison avec l’épidémie de SRAS de 2003.

L’économie asiatique affaiblie par le coronavirus

Premières touchées par les répercussions de l’épidémie, les bourses chinoises ont sombré au lendemain des congés du Nouvel An lunaire.

Selon Le Figaro, “Shanghai a clôturé lundi sur une chute de 7,72% tandis que Shenzhen plongeait de 8,41%, soit leurs plus fortes baisses depuis le krach boursier de l’été 2015”.

Avec plus de 1000 morts et 42 500 personnes contaminées sur son territoire, la Chine subit un embargo sanitaire sans précédent : non seulement les Chinois ne peuvent plus voyager, mais les compagnies aériennes ne peuvent plus y atterrir. Résultat : le tourisme devrait chuter entre 25% à 30%.

Il s’agit sans doute de la situation de crise la plus grave que le pays a connu depuis le SRARS en 2003, selon MSNBC.

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À Hong Kong, le coronavirus s’ajoute à la crise

Le grand perdant dans la région est sans aucun doute Hong Kong. Déjà affaibli par les tensions politiques entre pro et anti-Pékin pendant près d’un an l’année dernière, le coronavirus ajoute une nouvelle dimension à l’instabilité de la cité-Etat.

L’indice de la Bourse de Hong Kong, le Hang Seng, est en recul. Selon le site boursorama, il a perdu lundi 10 février 0.59% à 27.241,34 points. Au total, Hong Kong pourrait perdre près de 4,2 milliards de dollars à cause du coronavirus.

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L’Europe prend ses précautions

Le coronavirus a intensifié les inquiétudes concernant les perspectives relatives à la croissance mondiale. Certains pays européens sont plus en alerte que d’autres. L’Allemagne, par exemple, pourrait bien essuyer les pertes les plus lourdes du continent avec un milliard de dollars, selon Usine Nouvelle.

Difficile d’évaluer précisément combien le coronavirus pourrait coûter à la France. Usine Nouvelle s’y essaye, estimant que : “L’épidémie de coronavirus qui sévit en Chine, paralysant les chaînes de production et les échanges de biens et services, pourrait coûter 330 millions de dollars à la France par semaine d’arrêt de l’activité”.

La perte de l’afflux touristique en provenance de Chine risque d’impacter de nombreux secteurs.

Tandis que la Chine reste l’usine du monde, le coronavirus pourrait bien faire reculer le PIB mondial de -0,1% selon les premières estimations des spécialistes.

Les cours des matières premières ont chuté, notamment le pétrole. On constate cependant, depuis l’affolement au début de l’épidémie, une reprise chez les actifs actions et notamment des indices américains.

Que disent les experts ? Chez Deutsche Bank, les consignes vont dans le sens de la reprise du marché actions. Pour Goldman Sachs, qui s’appuie sur l’exemple de l’épidémie de SRAS de 2003, la volatilité du pétrole reste limitée. Tout dépendra de l’ampleur de l’épidémie.

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo