Le gouvernement d’Emmanuel Macron s’était estimé très enthousiaste en fin d’année sur la croissance pour 2019.

Pourtant, la Banque de France a revu hier sa prévision de croissance et a même estimé que l’économie nationale reculerait de 0.3% au premier trimestre. 

Un coup dur pour le gouvernement, en proie à une crise sans précédent depuis quatre mois avec les gilets jaunes, qui en bloquant les routes, ont en partie causé un ralentissement de la consommation des ménages.

Le Brexit risque bien d’aggraver la situation, alors que la France reste la première destination touristique dans le monde et compte un nombre record de touristes britanniques par an – notamment grâce à l’Eurostar.

Pour autant, l’économie française semble tenir bon face à une crise continentale sans précédent. Analyse à quelques semaines des élections.

Des facteurs exogènes

La plupart des experts s’accorde à dire que la France a eu un fort pouvoir d’achat ces derniers mois, malgré la crise des gilets jaunes.

Néanmoins certains facteurs extérieurs ont bien failli déstabiliser l’économie française.

Comme l’explique Le Figaro : “l’économie européenne traverse une zone de turbulences, et l’activité des locomotives du continent devrait ralentir dans les mois à venir”.

Mais ce n’est pas tout. Toujours selon le quotidien, plusieurs facteurs internationaux seraient aussi une cause de recul, comme : “la récession turque, la guerre commerciale sino-américaine ou encore l’incertitude toujours aussi palpable autour du Brexit”.

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Une économie résiliente

La bonne nouvelle du rapport publié par la Banque de France est que l’hexagone se porterait mieux que les autres pays de l’Union Européenne.

Comme l’explique le Gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, la France consomme la plupart de ses produits nationaux et dépend peu des importations. Une situation différente de ses voisins, comme l’Italie ou l’Allemagne.

Par ailleurs, le gouvernement a su faire face à la crise des gilets jaunes en proposant des mesures exceptionnelles.

On se souvient de la hausse du salaire minimum offert par le gouvernement, ainsi que la prime de €1 000 accordée à la fin de l’année aux revenus les plus modestes.

Comme l’ont prévu les économistes, ces aides ont participé à un regain d’activité au dernier trimestre 2018.

Selon Le Figaro, cet argent aurait bénéficié à l’économie nationale, puisque la plupart des Français l’ont dépensé lors de la période des fêtes de Noël.

Enfin, avec une baisse du chômage depuis plusieurs mois, l’économie française s’est retrouvée redynamisée, et est passée en tête du classement européen, devant l’Allemagne. Une première depuis 2006.

Un PIB en bonne santé

Enfin, la Banque de France a annoncé une excellente nouvelle pour tous les investisseurs étrangers en France :  “Ce n’est pas une récession et nous avons de bonnes raisons de penser que ce ralentissement est temporaire”, a déclaré vendredi dernier le gouverneur de l’institution, qui a mentionné un “trou d’air économique conjoncturel”.

Le rapport de la BDF a également partagé ses prévisions. La production industrielle pourrait croître encore plus d’ici à la fin du mois, surtout dans les industries des services et du bâtiment.

Aussi, les chefs d’entreprises ont exprimé leur optimisme pour l’avenir, toujours selon le rapport de la BDF.

L’indice des climats des affaires a progressé à 102 points dans le secteur de l’industrie et de 100 points pour les services, avec un pic à 105 points dans l’industrie du bâtiment. D’excellents résultats, puisque la moyenne à long terme est estimée à 100 points.

Il semble donc que la France passe à travers les mailles du filet d’une crispation générale ; une situation unique qui profitera sans aucun doute au parti du Président lors des prochaines élections européennes.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo