Tourisme, agriculture ou encore énergie écologique : les activités “vertes” connaissent un rebond. Preuve en est avec les derniers chiffres publiés par le ministère de la Transition écologique et solidaire. 

On y apprend que les emplois “verts” ont augmenté de 5,4%, rien que pour l’année 2017, soit une création de 466 000 nouveaux emplois. 

Entre cadres urbains décidés à changer de vie, nouvelle révolution agricole et villes à l’empreinte carbone positive, l’écologie sait attirer de plus en plus un nombre croissant de jeunes actifs, tous profils confondus. 

Par ailleurs, les investissements dans la recherche et le développement d’initiatives plus respectueux de l’environnement sont en hausse. Voici ce qu’il faut retenir, alors que la COP25 aura lieu dans quelques mois au Chili. 

Près de 2% de l’emploi total en France

Publié par le ministère de la Transition écologique et solidaire, le rapport sur les “éco-activités et l’emploi environnemental en 2017″ montre des signes très favorables dans le domaine de l’économie “verte”.

Les emplois “verts” sont devenus tendance depuis 2004, lorsque les premiers produits biologiques ont commencé à remplir les étalages des grandes surfaces. Moins strict et plus libéral, le label bio européen lancé le 1er janvier 2009 a étendu la tendance sur le tout le continent.

Huit ans plus tard, en 2017, le nombre d’éco-emplois en France représentait 1,8% de l’emploi intérieur total français, soit 465450 postes actifs. Les éco-activités ont bondi de 5% en un an, rien qu’entre 2016 et 2017.

Après l’agriculture biologique, les énergies renouvelables ont connu un regain d’intérêt de la part des investisseurs, notamment en matière d’alternatives responsables pour assainir les eaux usées. D’après le rapport du ministère, “la production dans les éco-activités atteint près de €87 milliards en 2017, soit 2,2% de la production française totale”. 

Au fil du temps, les éco-activités sont devenues un des secteurs les plus florissants de l’industrie française. Selon le ministère, la valeur ajoutée du secteur s’élèverait à €31,5 milliards en 2019.

Les énergies vertes dites “classiques” comme les éoliennes ont progressé dans l’Hexagone : on compte  +11,2 % en 2018, pour le parc éolien français à +1 558 MW.  Par ailleurs, l’énergie solaire a augmenté de +11,3% en 2018. 

Non seulement l’écologie semble attirer les investisseurs, mais les partis verts sont sortis gagnants dans de nombreux pays aux élections européennes, y compris en France.

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Europe Ecologie en pleine percée

Alors que les médias ont mis en lumière sur la victoire de Marine le Pen aux élections européennes, les partis écologiques de l’UE ont également fait une percée impressionnante.

Dans un entretien publié dans le quotidien Libération, Yannick Jadot, euro-député écologiste, confie d’ailleurs établir une stratégie durable afin de gagner les élections municipales en 2020 dans de nombreuses villes françaises, dont Paris.

Au total, près de 74 euro-députés ont été élus au Parlement européen, un record pour les partis verts, fondés dans les années 1970 après l’ouverture des premières centrales nucléaires en Europe et des premiers essais nucléaires dans l’océan pacifique. Unis depuis 2008 sous l’appellation “Europe Ecologie”, chaque pays a son antenne locale, dont le membre le plus proéminent

 

Les promesses de la COP 25

En 2016, la COP 21 de 2016 du Bourget a laissé de nombreux activités écologiques insatisfaits. Du 2 au 13 décembre prochains, la COP 25 qui se déroulera à Santiago du Chili suscite l’espoir de nombreux écologistes.

Alors qu’un sommet “Pre-COP” se déroulera au Costa Rica, l’édition 2019 promet de trouver des solutions aux inégalités environnementales, un atelier sur l’inégalité des genres dans l’économie verte, ainsi qu’un grand débat sur la fertilité des sols.

La France compte bien jouer un rôle clé lors de cette édition, comme lorsqu’Emmanuel Macron avait lancé par vidéo interposées à la Maison Blanche “Make the Planet great again”, où il accusait la politique américaine, en faveur des énergies fossiles.

Mais il semble que cette année pourrait bien marquer un tournant dans les sommets environnementaux. Le Chili a d’ailleurs annoncé qu’il mettrait à l’arrêt définitif huit mines de charbon juste avant le sommet de la COP25. Une manière de montrer l’exemple, alors que plusieurs grandes puissances se considèrent dans l’impasse depuis la COP21.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo