La Française des Jeux (FDJ) s’apprête à être introduite en Bourse le 21 novembre. Elle a lancé sa période de souscription jeudi 7 novembre, marquant une nouvelle étape dans sa privatisation.

L’Etat français, qui détient jusqu”à présent 72% des parts, a annoncé vouloir en vendre 52% et en gardera environ 20%. Ce sont près de 100 millions d’actions qui seront mises sur le marché Euronext, à un prix fixé entre 16,50 et €19,90.

La marge des actions de la FDJ pourrait atteindre 19% en 2019 et la barre historique des 20% d’ici à cinq ans. 

Une opération populaire

Alors que les marchés financiers sont plongés dans l’inquiétude entre le Brexit et le risque d’une récession aux Etats-Unis, l’annonce de l’entrée en Bourse de la Française des Jeux, deuxième plus grande loterie européenne et quatrième à l’échelle mondiale, a ravi les investisseurs, et pas seulement les investisseurs institutionnels.

Le 7 novembre, les français ont été invités à souscrire aux actions de la FDJ sur le marché Euronext.

“Le but est de redonner confiance aux petits porteurs et de rendre de nouveau attrayant les marchés boursiers, desquels les investisseurs se sont détournés ces dernières années. Et de fait, l’opérateur de jeu a essayé de rendre cet investissement attractif sur plusieurs aspects”, a expliqué un responsable de Binck.fr au magazine Capital.

Serait-ce aussi une manière pour Emmanuel Macron de gagner en popularité auprès des classes moyennes, près d’un an après le début du mouvement des Gilets jaunes ?

A lire sur Alvexo: “L’ombre de la récession plane-t-elle sur les Etats-Unis ?”

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La Française des Jeux : une valeur sûre ?

Si l’entrée en Bourse de la Française des Jeux s’est fait attendre, c’est également parce qu’elle rassure dans une période incertaine.

Tandis que certains experts parient sur une récession mondiale en 2020,  il n’est pas certain qu’elle influence les entreprises de loterie, connues pour fonctionner même en période de tourmente économique.

L’an passé, la FDJ a affiché des résultats satisfaisants avec près de €16 milliards de mises. Par rapport aux autres entreprises publiques françaises, elle connait une vraie stabilité financière. Le groupe a redistribué €130 millions de dividendes en 2018.

Quoi qu’il en soit, les français plutôt frileux concernant les investissements en actions depuis la crise financière de 2008, semblent répondre positivement à cette introduction en Bourse qui rencontre un large écho.

Une “ruée” les premiers jours

D’après Le Figaro, les français ont déjà fait l’acquisition d’un tiers des actions réservées aux investisseurs particuliers.

Le temps d’une journée et €200 millions d’actions de la FDJ ont été souscrites.

Comme le précise France Info, le gouvernement, désireux de relancer l’actionnariat populaire, a par ailleurs confirmé une décote de 2% sur le prix des actions. Il accordera aussi une action gratuite pour dix achetées, à la condition que l’actionnaire les conserve au moins dix-huit mois.

De quoi séduire les petits épargnants… “La FDJ fait partie de notre patrimoine national, elle doit appartenir aux français grâce à une participation populaire la plus large possible”, a déclaré le Ministre des Finances, Bruno Le Maire avant le lancement de l’opération de souscription.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo