Le gouvernement a annoncé une hausse de 6% de l’électricité. Le dénouement de la crise des Gilets jaunes n’est pas encore au programme.

Selon Les Echos, l’Autorité de la concurrence aurait “déconseillé” cette mesure. Mercredi dernier, l’exécutif en a décidé autrement : une hausse de 6% des tarifs de l’électricité sera effective à partir du mois de juin.

25 millions de foyers touchés

Alors que le projet des nouveaux tarifs avait été gelé pendant tout l’hiver, le ministre de la Transition Ecologique, François de Rugy, a annoncé qu’il y aurait “sans doute” une hausse juste avant l’été.

“Nous avons déjà dit que c’était autour de 5 ou 6%, prévus par la Commission de Régulation de l’Energie.  Nous sommes déjà sortis de l’hiver et nous le ferons sans doute à la moitié de l’année, c’est quelque chose que nous avions dit”, a précisé le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

Il a également rappelé : “Je tiens à dire que c’est le tarif régulé, par ailleurs il y a d’autres offres et les Français peuvent choisir maintenant pour la fourniture du gaz et de l’électricité”.

Et d’ajouter : “Ce sont les Français qui ont payé la facture des décisions irresponsables de Madame Ségolène Royal”, rejetant la faute sur le gouvernement Hollande.

Quelques temps après, Ségolène Royal s’est défendue et a jugé la hausse des prix “incompréhensible. C’est incompréhensible de faire une annonce comme celle-ci alors que le grand débat est en cours.” 

L’ancienne ministre de l’Environnement et de l’Energie a également déclaré : “qu’il ne faut pas recommencer les mêmes erreurs. Le mouvement des ‘gilets jaunes’ est né d’une exaspération et d’une révolte contre la taxe carbone. Ce qui est exaspérant pour les millions de citoyens qui paient leur électricité, c’est qu’il y a d’un côté une hausse du prix de l’énergie qu’ils ne comprennent pas, et de l’autre un blocage des minimas sociaux.”

Le prix du gros en hausse

Si les tarifs d’électricité augmentent, c’est tout simplement parce que le prix de gros a augmenté. Même si le gouvernement a le dernier mot, c’est la Commission de Régulation de l’Energie qui lui a imposé son augmentation.

Autrement dit, cette obligation a pour but de réguler les marchés, au risque de voir le gouvernement se faire imposer une sanction par le Conseil d’Etat.

Selon Capital, la “CRE a toutefois fait savoir que le gel du tarif réglementé devrait être rattrapé plus tard pour la période du 1er janvier 2019 à la date effective de la hausse.”

Attendre la fin des Gilets jaunes ?

Selon une information Médiapart, il serait surtout “une volonté de transférer sans le dire les bénéfices de la rente nucléaire, jusqu’alors redistribués à tous, à quelques groupes privés”.

Le journal d’investigation explique même qu’après la privatisation d’ADP, la privatisation de l’électricité est un nouveau coup du gouvernement pour “démanteler le service public”.

Pourtant, comme le rappelle le média en ligne, le Premier ministre Edouard Philippe s’était engagé le 30 novembre dernier à geler les tarifs du gaz. En coulisses, on murmure que l’annonce aurait été faite pour calmer la crise des Gilets jaunes, l’éxecutif espérant que les tensions s’apaiseraient en quelques semaines.

La situation étant toujours aussi compliquée, l’exécutif a décidé de valider l’augmentation ; prenant le risque de renforcer la colère des Gilets jaunes.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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