C’est officiel : les impôts vont baisser en France. L’exécutif a répondu aux attentes du mouvement des Gilets jaunes. 

En perte de vitesse dans les sondages, le président de la République Emmanuel Macron a confirmé sa stratégie “sociale” pour répondre aux besoins des Français, alors que les rassemblements des Gilets jaunes se poursuivent dans l’Hexagone, presque un an après le début du mouvement.

Un choix budgétaire “social” et politique

Bonne nouvelle pour les Français : dès 2020, le gouvernement a décidé d’effectuer un virage fiscal et de baisser les impôts de 9,3 milliards d’euros. Cette baisse prendra effet au 1er janvier 2020.

Première concernée, la taxe d’habitation, qui sera réduite à hauteur de 3,7 milliards d’euros, et touchera tous les Français dès 2022. Suivront l’exonération et la défiscalisation des heures supplémentaires qui pèsent pour environ 800 millions d’euros.

Le cabinet d’Emmanuel Macron semble avoir tiré les conclusions du grand débat national et de la crise des Gilets jaunes qui agite le pays depuis près d’un an, même si le mouvement a perdu de son ampleur.

L’objectif: envoyer un signal fort à l’opposition et montrer la bonne volonté du gouvernement.

Une décision qui signe trois années consécutives – de 2018 à 2020 – d’allègement fiscal, cumulant au total €20,6 milliards.  Pour rappel, le gouvernement Macron s’était fixé un objectif de réduction de la pression fiscale de 27 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat.

A lire sur Alvexo: “France: ce qu’il faut savoir sur la nouvelle taxe GAFAM”

Nécessité de revoir les taux d’intérêt

Mais pour maintenir un bon équilibre, Bercy va devoir revoir ses recettes en cuisine. A commencer par les taux d’intérêt. En effet, la différence entre les prévisions et les niveaux de taux de change “pourraient permettre d’engranger 3 milliards d’économies sur la charge de la dette en 2019, puis 5 milliards en 2020”, rapportait Le Figaro.

Dans une interview accordée au Parisien, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin s’est targué d’un geste fort de la part du gouvernement, “historique et sans équivalent depuis 20 ans”.

Pour l’opposition, ce choix économique risque de ne pas porter ses fruits. Les chiffres suivants en sont la preuve.

La dette publique devrait atteindre 98,9% du PIB d’ici décembre et redescendre à 98,7% en janvier 2020.

Comme l’explique l’économiste Guillaume Guichard dans les pages du Figaro, “les taux bas ont un effet anesthésiant sur la dette publique qui n’incite pas aux économies”.

Une prévision qui se confirme déjà : alors que le gouvernement annonçait un taux à dix ans de 2,15% en avril dernier, l’Elysée a revu le taux à une forte baisse ce mois-ci, annonçant 1,25% d’ici à la fin de l’année.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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