La Banque de France vient d’annoncer la révision de ses prévisions de croissance de 1,9% à 1,8% pour 2018. Malgré cela, l’organisation insiste sur le fait que “la croissance reste robuste” et qu’aucun changement de l’activité n’est à prévoir.

Cette baisse fait suite à la prise en compte du “ralentissement temporaire” de l’activité au début de l’année ainsi que de la baisse de la consommation des ménages.

L’institution monétaire a précisé que la croissance française devrait s’établir “à un rythme de 0,4% par trimestre” dès le milieu de l’année. Les prévisions pour 2019 et 2020 restent quant à elles inchangées, à 1,7% puis 1,6%.

La croissance en baisse de 1,9% à 1,8%

Selon le dernier rapport de la Banque de France, cette croissance passe de 1,9% à 1,8% et devrait s’établit “sur un rythme de 0,4% par trimestre à partir de mi-2018”. L’institution monétaire a maintenu ses prévisions pour 2019 et 2020, à 1,7% puis 1,6%.

Ces chiffres sont donc en baisse de 0,1% par rapport aux précédentes projections de la Banque de France pour l’année en cours, et légèrement inférieurs aux prévisions du gouvernement qui prévoyait une croissance de 2% pour 2018.

Mais le tableau n’est pas si sombre que cela : la Banque centrale affirme que ce “coup de mou” ne serait que temporaire, la France affichant une croissance “robuste”. De plus, une amélioration devrait être observée au cours de l’année 2018 avec l’entrée en vigueur de mesures fiscales favorables aux ménages.

On pense notamment à la baisse de la taxe d’habitation ainsi qu’à la suppression des cotisations salariales. D’un autre côté, l’investissement des entreprises devrait revenir vers un rythme de croissance plus soutenu cette année, tandis que les exportations semblent “dynamiques” face à une demande mondiale soutenue.

Les raisons de cette baisse

Recul de la consommation des ménages : dans un contexte de remontée des prix de l’énergie et du tabac, la consommation des ménages plombe la croissance française aux deuxième trimestre de l’année. Selon les économistes, c’est surtout la hausse des prix du pétrole qui fait mal.

Alors qu’il était au plus bas en 2016, le prix du baril a plus que doublé. Il agît comme un impôt sur l’économie et effectue un transfert de pouvoir d’achat en faveur des pays producteurs.

Incertitudes internationales : dans son rapport, la Banque de France mentionne plusieurs “aléas” liés à la politique commerciale internationale. La hausse des prix de l’énergie et du pétrole auraient des conséquences sur les performances économiques de la France.

De plus, la politique commerciale américaine pourrait affecter “la demande adressée à l’Europe et à la France en particulier, et donc la capacité de rebond de nos exportations.” Pour finir, la situation politique en Italie suscite de nombreuses interrogations auprès des investisseurs.

L’ Allemagne beaucoup plus pessimiste

L’équivalent allemand de la Banque de France, la Bundesbank, a également abaissé ses projections de croissance pour 2018 en raison d’incertitudes “considérablement plus grandes” pour l’avenir.

En raison d’une demande plus faible et d’une pénurie de main d’oeuvre à travers le pays, la première économie d’Europe prévoit une baisse de 0,5% pour l’année, de 2,5% à 2%.

La loi Pacte pour doper la croissance ?

Ce lundi, le Ministre de l’Économie Bruno Le Maire a présenté la loi Pacte au Conseil des ministres. Qu’est-ce que la loi Pacte ? Un plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises.

Troisième volet des réformes pro-entreprise du gouvernement, la loi tentaculaire à 1 milliards d’euros est composée de 70 mesures visant à “lever les freins à la croissance” et “renouer avec l’esprit de conquête économique“.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo