Inflation négative, hausse de l’euro… L’année 2020 a engendré bien des complications pour la Banque centrale européenne et sa Présidente, Christine Lagarde. Ancienne directrice du fonds monétaire international, la numéro 1 de la BCE a exprimé à la presse son inquiétude face à une seconde vague épidémique, qui pourrait “semer un vent de panique”. 

L’ancienne ministre des Finances française a, par ailleurs, rappelé que “la reprise reste incomplète, incertaine et inégale”. Néanmoins, la situation instable politique aux Etats-Unis pourrait bien être bénéfique à la zone euro, comme l’a montré le Forex ces derniers jours, qui gagnait +0.63%.

La BCE, sur le front du coronavirus

2020 était pressentie comme une année “catastrophe” par de nombreux experts européens, qui prévoyaient une bulle financière ; c’était sans compter sur une pandémie.

L’Europe, très affectée par le coronavirus, notamment l’Italie et la France, a vu la valeur de l’euro chuter les premiers trimestres : le 18 mars dernier, un dollar s’échangeait à 1.08 euro

Ces dernières semaines n’ont pas apporté des nouvelles rassurantes, puisqu’une partie des pays les plus affectés – dont la France – sont entrés en reconfinement partiel, alors qu’on prévoit un repli du PIB de 8.7%. 

Pourtant, le Vieux Continent a réussi à braver la crise notamment grâce à l’aide de la BCE et d’un accord entre membres de l’Union européenne.

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La BCE face à un “euro fort”

Depuis le mois de mars, l’euro a grimpé de 12%, atteignant “un temps la barre symbolique d’1,20 dollar” comme le précise Challenges. 

Dans une interview donnée à France Culture, Valérie Mignon du Cercle des Économistes précise que la relance économique européenne est dûe à “des signaux de confiance” émis par l’UE.

“Dette commune et plan de relance ; et que ses États affichent de meilleurs résultats budgétaires que les Etats-Unis : par exemple 17,9 % du PIB de déficits publics, contre 11 % pour la France”

Un frein à la reprise ?

Cependant, comme le rapporte Challenges, une revalorisation de l’euro trop forte comparée au dollar pourrait présenter un “risque de freiner la reprise économique”. Christine Lagarde a prédit une “inflation” à la mi-septembre, alors qu’un euro s’échangeait à un dollar et 19 cents.

La menace d’un retour de “l’euro fort” pourrait créer des importations moins coûteuses faisant baisser les prix. Dilemme classique : ce qui est bon pour le pouvoir d’achat des ménages est mauvais pour la balance commerciale”, analyse France Culture.

Selon le New York Times, dévaluer l’euro serait vu comme une manipulation des marchés, et une violation, du pacte de “non-agression” entre les différents géants mondiaux – dont les Etats-Unis.  

Aux Etats-Unis, un autre son de cloche

Outre-Atlantique, la crise du coronavirus pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’économie et la valeur du dollar.

Après des plans sociaux historiques – dont l’annonce de Disney de licencier près de 28 000 salariés sur le territoire américain – le billet vert est mal en point. 

D’après Boris Schlossberg, de BK Asset Management: “La grosse différence entre l’Europe et les Etats-Unis, c’est le stimulus. L’Europe s’y est engagée, les Etats-Unis toujours pas”, rapporte Zonebourse

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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