La Société Générale est en plein changement. Pour preuve, la banque a annoncé une grande réorganisation de ses services et de son personnel.

Dans un entretien exclusif accordé aux Echos, Marie-Christine Ducholet, Directrice de la banque de détail de la Société Générale en France, alerte sur les défis du secteur.

Au total, près de 530 postes seront supprimés dans un premier temps. Avec l’automatisation des banques, près de 500 agences pourraient fermer. 

Par ailleurs, la banque accuse en partie les Gilets jaunes d’avoir contribué aux mauvais résultats de cette année. 

Un effet de mode ?

Comme l’explique Marie-Christine Ducholet, Directrice de la banque de détail de la Société Générale dans un entretien accordé aux Echos, la banque n’est pas la seule à opérer de profonds changements.

En effet, de nombreuses institutions, telles que BNP Paribas, Deutsche Bank, Commerzbank, Santander ou encore UniDirect connaissent aussi des plans d’économie massifs ces derniers mois.

Si cette année la crise des Gilets jaunes a provoqué le gel des tarifs, la Directrice prépare “les clients à une nouvelle hausse et n’exclut pas de répercuter les taux négatifs de la Banque Centrale Européenne sur « les très gros dépôts »“. 

Un plan social à la clé

En plus de prévoir une restructuration des services, Marie-Christine Ducholet a annoncé la fin de l’ère d’expansion physique de la Société Générale. Le digital ayant pris le dessus, près de 500 agences devraient fermer en France d’ici à 2020.

Une hausse des coûts des services bancaires est aussi à prévoir dès janvier 2020. “Avec les taux positifs, il était plus facile d’offrir des services gratuits car on pouvait se rémunérer par ailleurs sur les dépôts” a justifié la direction aux Echos.

Par ailleurs, celle-ci a confirmé un plan social massif pouvant entraîner la suppression de 530 postes. Le chiffre des départs volontaires sera précisé au deuxième trimestre 2020.

Pour rappel, la banque avait déjà annoncé un plan de suppression de 1 600 postes en mai dernier, dont 750 en France.

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La BCE responsable ?

Selon de nombreux experts, les nouveaux taux de la Banque Centrale Européenne n’auraient pas joué en faveur des institutions françaises et allemandes.

D’après Alternatives économiques : “les banques ont un coupable tout désigné : la politique monétaire accommodante de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui, en abaissant les taux d’intérêt, nuit à leur rentabilité.” 

Si la politique monétaire de la BCE a été critiquée par de nombreux analystes, le maintien des mêmes taux jusqu’à juillet 2020 pourrait permettre aux banques de s’adapter aux décisions de Christine Lagarde, fraîchement nommée à la tête de l’institution européenne.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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