Le CAC (Cotation Assistée en Continu) est l’index français par excellence, indice phare de la Bourse de Paris, lancé en 1987 après le krach boursier.

En une trentaine d’années, le CAC 40 a connu plusieurs moments historiques : la bulle Internet du début des années 2000, la crise boursière de 2008, avant de remonter vivement en 2017 en passant le cap des 1500 milliards d’euros.

Cette année, l’indice a souffert de la crise sanitaire mais affiche des chiffres prometteurs en cette fin d’année. Les analystes n’hésitent pas à évoquer un CAC 40 stabilisé, proche de l’équilibre.

Le CAC 40, un indice composé d’actions fortes

Comme son nom l’indique, le CAC 40 a été lancé en 1987 avec 40 titres des 40 entreprises et groupes français les plus importants listés en Bourse. La composition de l’indice est révisée trimestriellement par un comité d’experts et représente un baromètre de l’économie française.

Parmi eux, 26 groupes français majeurs dont certains sont des fleurons de l’industrie française : Accor, Air Liquide, Airbus (ex-EADS), Axa, BNP Paribas, Bouygues, Capgemini, Carrefour, Danone, Kering (ex-PPR), L’Oréal, Legrand, LVMH, Michelin, Orange (alors France Télécom), PSA, Renault, Saint-Gobain, Sanofi, Schneider Electric, Société générale, Sodexo, STMicroelectronics, Thales, Total et Vivendi.

Mais 12 sociétés ont rejoint l’indice lors de sa création et ne l’ont jamais quitté depuis. Parmi elles, on retrouve notamment des grands noms du luxe tels LVMH ou L’Oréal.

Le CAC40, mis à jour toutes les quinze secondes, est scruté par les investisseurs internationaux. Ses trois titres phares ? LVMH, L’Oréal et Sanofi.
En moins de trois décennies, les actions des premiers groupes listés ont grimpé de 269%. « Le chiffre d’affaires global de ces entreprises a aussi largement augmenté (+74 %), tout comme leur profit (+77 %) et leurs effectifs dans le monde (+26 %). Le nombre de leurs salariés en France, en revanche, a baissé (-12 %) »

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La biotech, grande gagnante du marché actions

S’il y a bien un secteur qui a intéressé les investisseurs tous pays confondus depuis le début de la crise du coronavirus, c’est la biotech. Avec la pandémie, les entreprises pharmaceutiques et toute l’industrie de la médecine se sont mobilisées pour trouver au plus vite un vaccin. Le besoin d’innovation n’a jamais été aussi fort et profite aux acteurs capables de relever les défis.

Certains d’entre eux sont cotés au CAC 40 et leurs titres sont à la hausse. Sanofi, par exemple, s’échange à 50 dollars en cette fin d’année contre 38 dollars en mars dernier .

Air Liquide, fournisseur de matériel pour les hôpitaux et le corps médical, affiche un titre échangé à 137 dollars contre 98 dollars en mars dernier .

Des entreprises des hautes technologies présentes dans l’indice ont aussi le vent en poupe avec l’évolution du télétravail telle l’entreprise Teleperformance. Le n° 1 mondial des prestations de services externalisés et de conseil aux entreprises, spécialiste de la relation client, a vu son action passer de 153 dollars en avril dernier à 274 dollars en novembre.

Le CAC 40 sur la voie de l’équilibre ?

Les experts saluent la stabilité de l’indice en cette fin d’année.

Le rebond “traditionnel” le jour de Thanksgiving, dû à la fermeture des marchés américains, n’a cependant pas eu lieu : le CAC a fermé dans le rouge, à – 0.08 point. Les analystes ont décrit une séance d’un “calme plat” .

Natixis, Carrefour, Michelin, Airbus et Capgemini ont même franchi la barre des -1% lors de cette séance morose, alors que le vaccin, espéré par les investisseurs, se fait attendre.

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Cela n’empêche cependant pas l’indice parisien de poursuivre sur sa ligne haussière : il a franchi les 5600 points vendredi, jour de Black Friday, même s’il a clôturé ensuite sous ce seuil.

Sur le plan de l’analyse graphique, explique Capital.fr « la pression haussière devrait encore dominer et envoyer les cours en direction de la résistance à 5697 points ».

Stéphane Ceaux-Dutheil, analyste technique pour Alvexo, s’interrogeait dans son analyse quotidienne des marchés du 25 novembre :  « L’indice peut-il aller grignoter le gap laisser ouvert entre 5860 et 6000 points en début d’année ? Rien n’est impossible dans le contexte actuel. On trouvera des points de support à 5500/5440/5300 points. »

Le contenu ci-dessus est considéré comme une information à titre indicatif et ne peut être assimilé à une recherche ou un conseil en investissement indépendant.

CAC 40, Or, Pétrole… Suivez sur la chaîne YouTube d’Alvexo les analyses du spécialiste Stéphane Ceaux-Dutheil.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo