Devenir courtier en ligne et faire du trading offre de nombreux plus, dont celui de bénéficier d’avantages fiscaux. 

Mais qu’en est-il des commissions ? D’après l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), la situation serait particulièrement intéressante cette année. 

Les frais sur Internet seraient beaucoup moins élevés qu’en banque. D’après l’observatoire de l’épargne de l’Autorité des Marchés Financiers, un ordre de €5.000 passé par Internet auprès des banques coûte en moyenne €26,40 , soit 0,53% du montant de la transaction. 

Voici un aperçu des nouvelles régulations qui pourraientt bien changer les marchés. 

Une concurrence ciblée sur les services

Avec un développement de services sur les assurances vies, les obligations et actions étrangères, les courtiers en ligne se retrouvent à la croisée des chemins avec les services.

Depuis quelques années, plusieurs opérateurs venus d’Europe du Nord ont dynamisé le secteur, offrant une concurrence forte et des prix attractifs.

Par exemple, il vous faudra seulement débourser €30 pour réaliser un ordre de €5 000 avec la banque en ligne Boursorama, filiale de la Société Gé­nérale.

En comparaison, les banques françaises prendront une commission estimée à 25%, comparée à un courtier en ligne qui ne prendra que 7% pour un ordre de €5 000.

Plus impressionnant encore,  pour un ordre passé de €10 000, une banque française prendra en moyenne €50, contre €15 pour un service de trading en ligne !

La commission dépend du volume

Avec les nouvelles régulations de l’Autorité des Marchés Financiers, les droits de garde annuels sont nuls pour les courtiers en ligne, alors qu’ils varient de €47 par an pour une banque traditionnelle (pour un plan d’épargne d’action de cinq lignes), jusqu’à €156 annuels pour dix lignes.

Quant aux frais de taux annuels, l’écart se creuse – encore – entre les banques traditionnelles et les courtiers en ligne.

Pour un portefeuille de €60 000 (10 lignes) et 12 ordres de €5 000, une banque dite “classique” vous chargera €481, soit 0,81%, comparé à €91 pour un courtier en ligne, soit 0,15%.

A lire sur Alvexo: “France: les investissements étrangers atteignent des sommets”

Les actions étrangères en hausse

Seule ombre au tableau : les actions étrangères, beaucoup plus onéreuses.

Selon la revue spécialisée Le Revenu,  “l’achat de 50 actions Apple sur le marché américain ne coûte que €0,44 chez le banquier danois, contre €8,50 chez Bourse Directe et €50 chez Fortuneo, l’acteur le plus mal placé de notre comparatif sur le terrain des valeurs étrangères”, rapporte le journal.

«Notre objectif est de satisfaire les nouvelles attentes des épargnants et des investisseurs particuliers, qui veulent à la fois être guidés et avoir accès à une large gamme de supports en unités de compte, et des actions cotées du CAC 40», a expliqué Mathieu Ramadier, responsable du développement chez Binck France.

En conclusion, le courtage en ligne d’actions boursières est sur le point de devenir une activité pour les professionnels et les spécialistes du secteur, alors que les régulations deviennent plus complexes à comprendre. Autant de nouvelles perspectives en vue pour les traders en matière de rémunération.

Par ailleurs, il semble que la tendance des courtiers en ligne à attirer les clients plus traditionnels de banques privées se confirme.

De plus, avec l’arrivée de la concurrence d’Europe du Nord, les plateformes de trading s’efforcent d’offrir des services de plus en plus personnalisés à leurs clients, afin de se démarquer sur un marché de plus en plus concurrentiel.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo