Les États ne sont pas tous égaux face à pandémie de Covid-19. Avec des politiques différentes et des confinements plus ou moins stricts, les conséquences économiques seront à la hauteur des mesures prises par les gouvernements. 

La semaine dernière, le Global Resilience Index a publié un classement des pays qui sauront rebondir le mieux à la fin de la crise sanitaire. Dans l’ordre: la Norvège, le Danemark, la Suisse, l’Allemagne et la Finlande devraient être les pays les moins impactés par la pandémie.  

Si ces cinq pays sont tous dotés d’un système de santé publique, c’est également un certain état d’esprit de “vivre ensemble” qui pourrait bien expliquer leur solidité. 

En Norvège, un semi-confinement gagnant 

Alors que certains pays occidentaux entament à peine leur confinement, la Norvège et le Danemark ont déjà entamé leur “semi-confinement”. Grâce à un système de santé solide et une confiance dans le gouvernement, le gouvernement norvégien a même annoncé que la situation était “sous contrôle”.

Pour aider son pays devant la baisse de la prévision de croissance liée à la pandémie, le gouvernement norvégien n’a pas hésité à prélever dans son fonds souverain.

Plus grand producteur de pétrole en Europe, la Norvège compte notamment sur la décision de l’OPEC de diminuer la production de pétrole dans le monde afin de maintenir des prix compétitifs, ce qui permettrait de soulager son économie.

Au Danemark, un PIB stabilisé

Si le Danemark a déclaré la semaine dernière organiser un déconfinement total, c’est parce que le gouvernement souhaite relancer l’économie le plus rapidement possible.

Le Premier ministre, Mette Frederiksen, a d’ailleurs affirmé à la BBC qu’il est important “de ne pas garder le pays plus longtemps à l’arrêt”. 86% des Danois approuvent sa politique.

Comme le précise Denmultimedia, “le gouvernement propose de payer 75% du salaire de leurs employés, jusqu’à 3 288 $ par mois par employé”.  Résultat : le pays prévoit une baisse du PIB de 3% pour l’année, bien moins que les États-Unis, qui selon certains experts de la finance, pourraient afficher une baisse du PIB de 50%.

En Suisse, une économie forte

Contrairement aux autres pays occidentaux qui ont atteint plus de 100% de leur dette publique – Japon en tête, puis États-Unis et France – la Suisse, elle, n’a une dette que de seulement 27%.

Une aide d’urgence de 60 milliards de dollars a été débloquée par le gouvernement. Ce dernier a également confirmé une aide de chômage partiel pour toutes les personnes actives professionnellement. Pour le moment, 1,3 million de personnes ont demandé l’aide.

Enfin, et plus grand point positif : la Suisse dispose d’une banque centrale autonome, la Banque nationale suisse. Sa solidité financière a par ailleurs sauvé la banque UBS en 2008. “La pression sur la banque centrale, qui a enregistré un bénéfice de 50 milliards de francs (52 milliards de dollars) l’année dernière, deviendrait forte en cas de dérèglements sociaux majeurs”, précise Swiss Info.

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L’Allemagne, une récession limitée

En Allemagne, si l’on annonce une chute de 9,8% du PIB, les pertes seront limitées, rassurent les économistes.

En 2021, le pays pourrait rebondir à +5,8 %. Selon le ministre allemand de l’Economie Peter Altmaier, le bilan final de la crise du coronavirus devrait être similaire à la crise financière de 2008, avec une baisse de 5% du PIB.

Par ailleurs, comme l’explique Ouest France, “l’Allemagne a lancé un plan géant de soutien, inédit depuis la Seconde Guerre mondiale, de 1 100 milliards d’euros au total”.

Avec un interventionnisme fort et un chômage à seulement 5,9%, le pays devrait connaître un rebond d’ici la fin du printemps.

Le pays envisage un déconfinement progressif, avec une réouverture des écoles, des administrations, des restaurants et des lieux publics d’ici peu. Ceci, à condition que la population porte des masques homologués et maintienne les “gestes barrières”.

La Finlande mise sur l’écologie verte

La Finlande pourrait, elle aussi, bien servir de modèle.

Dans un texte publié sur ClimateChangeNews.com, le pays appelle à “accroître les investissements, particulièrement dans les domaines de la mobilité soutenable, de l’énergie renouvelable, la rénovation des bâtiments, la recherche et l’innovation, le rétablissement de la biodiversité et l’économie circulaire”.

Le texte, co-signé par l’Autriche, la Lettonie, l’Italie, la Suède, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne, appelle les dirigeants à miser sur les énergies vertes pour s’assurer d’un futur durable pour la planète.

La Finlande figure actuellement dans le peloton de tête des pays les plus avancés en termes d’énergies renouvelables en Europe.

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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