Au Royaume-Uni, des opposants au Brexit sont sur le point de lancer “Renew”, un parti politique reprenant les codes d’En Marche. Il semble qu’Emmanuel Macron soit en train de disperser ses idées à travers l’Europe.

Grâce à l’aide de plusieurs membres du parti LREM, cette nouvelle formation a pour but de renouveler le paysage politique anglais vieillissant et d’annuler la sortie de l’Union Européenne.

Renew : nouveau parti politique anglais

La première réunion officielle du parti a eu lieu dans le plus grand secret au coeur de Londres, afin de discuter du lancement prochain du mouvement. La prochaine étape est de faire une tournée dans l’ensemble du pays afin de rencontrer les électeurs, puis les universités d’ d’Oxford et de Cambridge.

Par la suite, un programme de financement participatif sera mis en place sur internet afin de lever des fonds. Cela ne vous rappelle rien ? Le site internet d’En Marche avait fait la même chose avec son bouton “Donnez”.

Les citoyens britanniques sont aujourd’hui dans le même état d’esprit des français avant l’élection d’Emmanuel Macron : ils ne s’assimilent plus à ces partis politiques traditionnels vieillissants et essoufflés. Selon eux, ces derniers ne représentent absolument plus la volonté du peuple.

Mais attention, les fondateurs de Renew ne sont pas pour autant des débutants en politique : Chris Coghlan, James Torrance, James Clarke et Tim Lord s’étaient déjà présentés en tant que candidats indépendants aux élections générales de juin 2017. Après l’élection, ils ont décidé d’unir leurs forces pour renouveler la classe politique britannique.

Le trois objectifs de Renew sont les suivants : tout d’abord annuler le Brexit, puis ensuite essayer de comprendre ce que souhaitent vraiment les britanniques. Selon le futur porte-parole de Renew, Sandra Khadouri, il faut s’adresser aux laissés pour compte et demander à ces personnes pourquoi elles sont en colère.

L’exemple d’Emmanuel Macron prend ici tout son sens, car cette stratégie a fonctionné pour lui. Si aujourd’hui Renew ne dispose que de 222 candidats sur 650 circonscriptions électorales, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour vraiment menacer les partis politiques traditionnels.

Ni de droite, ni de gauche, et sans chef de file

D’après les membres de Renew, les politiciens britanniques ne représentent plus la volonté du peuple. Ils se revendiquent “ni conservateurs ni socialistes, mais au centre”. Grâce aux réseaux sociaux, 220 candidats sont déjà en lice pour les législatives de 2020.

La seule chose qui manque à ce parti, c’est un leader. Pas d’Emmanuel Macron à l’horizon. Les futurs candidats des circonscriptions de Chelsea et Fulham balaient ce problème d’un revers de la main et assurent qu’ils ne se mobilisent pas autour d’un leader mais autour de la résolution des problèmes du pays.

Le vote du Brexit a fragilisé la vie politique

Au delà de la séparation du Royaume-Uni avec le reste de l’Europe, le vote du Brexit a exacerbé les fractures existant au sein même de la classe politique britannique. Tandis que les euro-sceptiques criaient victoire, les pro-Europe criaient au désastre économique. En attendant le contexte est tendu : Theresa May organise difficilement le divorce douloureux qui s’annonce.

Récemment, la Commission Européenne a pressé le gouvernement de faire un choix, pour ajouter que les barrières commerciales seront inévitables entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europe. En effet, en dehors de l’union douanière il sera impossible pour le pays de continuer à profiter de ces avantages.

Bruxelles tient également à s’assurer qu’aucune concurrence déloyale ne sera pratiquée en matière de réglementation et de fiscalité. Le négociateur en chef de l’Union Européenne, Michel Barnier a d’ailleurs pressé Theresa May de préciser ses intentions le plus rapidement possible.

Selon une étude présentée au Conseil des Ministres britanniques, le coût du divorce représenterait 2% de la croissance économique du pays sur 15 ans dans le cas où le pays resterait dans le marché unique mais tout en gagnant en autonomie, comme le fait aujourd’hui la Norvège.

Cette option a cependant été rejetée en bloc par Theresa May. Ainsi, il est très probable qu’aucune entente spéciale ne soit conclue.  La croissance économique du pays atteindrait alors les 8%.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo