Une étude de l’Insee vient de révéler que vivre à deux diviserait le coût de la vie drastiquement en France.

Avec de nouvelles lois favorisant les achats à deux – du crédit de consommation aux exonérations à la consommation – vivre en couple augmente le niveau de vie de près de 1,5 fois.

Une situation décriée par les associations de consommateurs, alors que les français se marient de moins en moins et que la vie en couple serait retardée par des études plus longues, des périodes de précarité et un chômage à la hausse. 

Avec une recrudescence de divorces en France, de nombreuses familles monoparentales connaissent des difficultés financières. A la différence, au Canada, le gouvernement québecois a annoncé l’augmentation de subventions pour celles-ci. 

Les familles monoparentales dans la tourmente

Il est loin le temps où être célibataire était le symbole d’une liberté assumée. Avec la crise financière de 2008, puis le vieillissement de la population, doublé d’un taux de natalité décroissant, mieux vaut être en couple que célibataire lorsqu’il s’agit de consommer.

Premières victimes : les familles monoparentales, soit les mères ou pères célibataires. Une population durement touchée par la crise. Près de 34% de celle-ci vivrait en-dessous du seuil de pauvreté.

Plus de 16% des familles monoparentales vivraient dans un logement considéré “trop petit”, soit le double de la moyenne nationale, fixée à 8%.

Selon Libération, derrière le terme “monoparental se cache une réalité sexuée : ces familles sont à 85 % des femmes qui élèvent seules presque 3 millions d’enfants”, rapporte le quotidien”. 

La parité à la traîne

En regardant de plus près ces chiffres, on constate que les femmes sont, effectivement, les plus en ligne de mire. Souvent moins diplômées et, de fait, beaucoup moins rémunérées, parfois sans pension alimentaire, les mères célibataires se retrouvent plus facilement en situation de précarité sociale.

Selon le quotidien français, près de “40% des mères de familles monoparentales sont inactives, un tiers travaille à temps partiel, et 33% n’ont aucun diplôme. 60% de ces mères ayant un enfant de moins de 3 ans ne travaillent pas, en particulier, à cause du déficit de modes de gardes financièrement adaptés. Enfin, 20% des bénéficiaires du RSA, soit 500 000 personnes, sont des mères de familles monoparentales et 33% d’entre elles vivent en HLM.” 

Des chiffres alarmant allant dans le sens d’une étude publiée il y a deux semaines dans la presse française révélant que près de trois millions de français se priveraient de produits d’hygiène de base. Près de deux millions de françaises n’auraient ainsi pas les moyens de se procurer de produits périodiques !

En réponse à ces chiffres, une tribune publiée la semaine dernière par le Laboratoire de l’égalité dans les pages de Libération suggère plusieurs solutions.

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Plus d’aides sociales

Si les femmes célibataires sont dans la tourmente, c’est toute la société qui essuierait le revers de cette inégalité, rapporte l’étude du Laboratoire.

Tout d’abord, parce que ces femmes sont des consommatrices, et qu’augmenter leur pouvoir d’achat pourrait aider à réveiller l’économie en France.

C’est pour cette raison que le collectif recommande au gouvernement de mettre en place davantage de prestations sociales et des “versements immédiats et non rétroactifs en fonction des déclarations fiscales”.

Le laboratoire préconise également un déploiement de services de garde pour permettre aux mères célibataires de travailler à temps plein, ainsi qu’un soutien psychologique gratuit. Elles seraient nombreuses à souffrir de dépression.

Au Québec : une aide validée

Outre-Atlantique, les familles monoparentales viennent de remporter une victoire majeure. Après un combat de 15 ans, une association pour le droit aux aides sociales des familles monoparentales vient de gagner le droit d’une exonération de ces aides pour les enfants boursiers.

En résumé, cela signifie que les aides sociales versées aux familles monoparentales ne seront plus comptées dans les revenus des parents, permettant ainsi aux écoliers et jeunes étudiants de bénéficier davantage d’aides sociales afin de favoriser une scolarisation plus longue.

Une initiative saluée par les associations en France qui espèrent interpeller l’exécutif sur cette question lors du Grand Débat National dans les prochaines semaines.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo