Lentement mais sûrement, l’Inde place ses pions sur l’échiquier économique mondial. Selon les données de la Banque Mondiale, l’Inde est passée en 2018 devant la France au classement des pays classés par produit intérieur brut.

Le PIB de l’Inde culmine à $2 597 milliards, contre “seulement” $2 582 milliards pour la France. Mais ces résultats restent à nuancer. Le PIB par habitant de l’Inde est de $1 940, contre $38 477 pour la France.

Classement des pays les plus puissants au monde (USD)

1. États-Unis – 19 390 604,00 millions
2. Chine – 12 237 700,48 millions
3. Japon – 4 872 136,95 millions
4. Allemagne – 3 677 439,13 millions
5. Royaume – Uni – 2 622 433,96 millions
6. Inde – 2 597 491,16 millions
7. France – 2 582 501,31 millions
8. Brésil – 2 055 505,50 millions
9. Italie – 1 934 797,94 millions
10. Canada – 1 653 042,80 millions

Plus forte croissance économique du G20

Si les États-Unis et la Chine restent en tête du classement avec respectivement 19,390 et $12,237 milliards de PIB en 2018, l’Inde a enregistré la plus forte croissance économique parmi les membres du G20 entre 2014 et 2016 : 7,5% de croissance moyenne par an. D’après une étude du Centre for Economics and Business Research, l’Inde devrait atteindre la troisième place du classement en 2032.

Malgré des infrastructures de moindre qualité qui rendent le développement industriel difficile, l’Inde possède de nombreux atouts : son énergie bon marché, la révolution digitale de son économie, la maîtrise de l’anglais de sa population, ses dizaines de millions d’ingénieurs diplômés et une compétence certaine dans les technologies de l’information. De plus, la population indienne devrait dépasser la population chinoise en 2028, ce qui laisse présager un immense marché de consommation.

En 2009, le PIB de l’Inde était seulement de $1324 milliards, soit la moitié de celui de la France ($2690 milliards). En 2009, la Chine dépassait la France, alors que son PIB était au niveau de celui de l’Italie en 2004. Selon les anticipations des économistes, la France pourrait être reléguée à la 9ème place d’ici à une quinzaine d’années. Le cabinet PwC estime même qu’elle ne fera plus partie du top 10 mondial d’ici 2050.

Des résultats qui doivent être nuancés

Certes, le PIB donne une idée de l’activité économique d’un pays et son influence sur la scène internationale. Mais cela ne suffit pas : avec 1,324 milliard d’habitants, l’Inde n’offre pas le même niveau de vie que la France à ses citoyens. Si on regarde le PIB par habitant, la différence est flagrante : il est de $7055,6 annuels contre $42.778,9 en France.

C’est à l’indice de Développement Humain (IDH) qu’il faut s’intéresser en parallèle du PIB par habitant. L’IDH prend en compte l’espérance de vie ainsi que le niveau l‘éducation. La différence est encore une fois flagrante : la France est classée 21ème sur 188, tandis que l’Inde est reléguée au 131ème rang.

Mondial : peut-il stimuler le PIB français ?

Dans le cas où la France remporte la finale, les retombées économiques seront-elles suffisantes pour revigorer l’économie du pays ? D’après une étude de banque ABN Amro réalisée à l’occasion du Mondial de 2006, une victoire en finale de la Coupe du Monde représente la garantie d’une embellie économique.

Depuis la Coupe du Monde de 1970, chaque pays vainqueur aurait connu une hausse de sa croissance économique de 0,7% l’année suivant le dernier match, alors que les finalistes perdants ont enregistré un ralentissement de 0,3 %.

Trois mois après sa victoire en 1998, l’économie française avait enregistré une croissance économique record de 6%. La consommation des ménages avait augmenté de 2,6 % contre 0,7 % au trimestre précédent, tandis que l’investissement des entreprises avait grimpé de 6,6 %. Comment expliquer ces sursauts ?

Tout d’abord, les victoires de Coupe du Monde sont des périodes de surconsommation en raison de la fréquentation hors norme des bars et des ventes de produits dérivés. Il faut également prendre en considération l’amélioration du moral des ménages qui peut mener à des investissements conséquents. Pour finir, un titre de Coupe du Monde attire l’attention des investisseurs étrangers.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo