Le groupe Pernod Ricard est en pleine restructuration. Dernière nouvelle en date : la suppression de près de 10% de ses effectifs en France.

Avec 1 300 salariés dans le monde, le groupe a confirmé la fusion de Pernod et Ricard d’ici au 1er juin 2020 sous le nom “Pernod Ricard France”.

Avec une perte de chiffre d’affaires de plus de €60 millions, le numéro 2 mondial des vins et spiritueux inquiète les actionnaires et lance un plan intitulé “Reconquête !”.

Des ventes en chute libre

Longtemps populaire dans les troquets, le célèbre Ricard ne fait plus recette. Après une multiplication de projets pour cibler de nouveaux marchés dont l’Asie, le groupe Pernod Ricard s’essouffle.

La direction a bien tenté d’expliquer la chute des ventes par la hausse des prix obligatoire avec la nouvelle loi Alimentation, ainsi que par le long conflit juridique l’opposant aux magasins Leclerc. Mais il semblerait que ce soit le changement de consommation des français qui soit à l’origine du recul des ventes. En effet, ces derniers consomment de moins en moins d’alcool.

Au total, les résultats pour 2019 ont reflété ces changements. Le groupe Pernod Ricard a perdu plus de €60 millions. Peu après l’annonce de ces mauvais résultats, l’action a chuté au plus bas à €32.50.

Un plan de licenciement massif

Le groupe n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer un plan social massif. Celui-ci devrait prendre effet au 1er trimestre 2020.

Pernod Ricard a confirmé le suppression de près de 10% de ses effectifs en France, soit 280 employés sur près de 1300 salariés dans le monde. Pour le moment, le groupe évoque des départs volontaires.

Par ailleurs, Pernod Ricard cédera “sa marque de vin effervescent Café de Paris et son usine de fabrication à Cubzac-les-Pont (Gironde) qui emploie 29 salariés au groupe coopératif In Vivo Wine”, confirme Le Monde.

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Pernod Ricard en pleine reconquête

Afin de rassurer ses investisseurs, le groupe a annoncé un plan simplement intitulé “Reconquête !”. Quelques annonces ont été confirmées.

Tout d’abord, le groupe se renommera Pernod Ricard France. Installée à Marseille, la filiale française “sera présidée par Philippe Coutin qui vient de succéder à Philippe Savinel”, pouvait-on lire dans les pages du Monde.  L’ambition est de lancer de nouveaux alcools et reconquérir les marchés du rhum et du gin.

Selon le dernier communiqué de presse du groupe, près de 90 emplois pourraient voir le jour une fois les finances du groupe rétablies. Mais pour le moment le pastis est en berne avec des ventes en retrait de 5%.

 

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo