Si les portefeuilles d’actions dits classiques demeurent la deuxième valeur refuge la plus sûre après l’immobilier et les métaux précieux, les investisseurs sont en quête d’alternatives. La dernière en date : investir dans les offres publiques initiales, ou OPA (offre publique d’achat).

Il y a quelques semaines, celle de la Française des Jeux a suscité une passion nationale dans l’hexagone. 

Mais si cette tendance est à la hausse, il faut néanmoins garder un certain recul : les OPA ratées d’Uber et de AirBnb en sont l’exemple. Analyse.

Pari réussi pour la Française des Jeux

Bien encadrée par l’Etat, avec une promotion et des arguments solides : l’introduction en Bourse de la Française des Jeux le 21 novembre, est une réussite à la française. 

Le mois dernier plus de 100 millions d’actions ont été mises sur le marché Euronext, à un prix unitaire fixé entre 16,50 euros et 19,90 euros. 

Encouragée par le gouvernement Macron, l’opération consistait à “redonner confiance aux petits porteurs et de rendre de nouveau attrayant les marchés boursiers, desquels les investisseurs se sont détournés ces dernières années”, expliquait un responsable de Binck.fr au magazine Capital.

Un mois plus tard le 21 décembre, la valeur de l’action a grimpé de 19%.

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Uber : le contre-exemple

Outre-Atlantique, le son de cloche est très différent. L’entrée en Bourse d’Uber le 10 mai dernier a été très décevante, alors que le leader des VTC avait levé 8,1 milliards de dollars pour son introduction. 

La veille de Noël, le co-fondateur d’Uber, Travis Kalanick a démissionné du conseil d’administration et a vendu toutes ses actions pour la somme totale de 2,5 milliards de dollars.

Lancée à 45 dollars l’action est désormais en chute libre et s’échangeait à 30,33 dollars le 24 décembre 2019. 

D’autres exemples montrent une chute vertigineuse du prix du titre quelques mois après. Lyft, par exemple, a perdu 21%, Snapchat 41% ou encore Twitter 73%.

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Savoir faire preuve de patience

Comme le rappelle Axel sur la plateforme de blog Medium.com, les actionnaires historiques de la société ne sont pas autorisés à vendre toutes leurs actions, mais seulement une partie – soit 20% du capital par exemple”. 

Cette période s’appelle “le lock-up”, les actions ne peuvent être vendues sous une période minimale fixée, selon l’entreprise, entre 90 à 180 jours. 

Il a fallu 15 mois à Facebook pour “atteindre à nouveau le prix de clôture du premier jour” à $38. Un investissement à long terme donc, qui requiert de rester à l’écoute de l’actualité boursière. 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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