Revlon, le géant américain de la beauté féminine nomme à sa tête Debra Perelman, la première femme PDG de l’entreprise… fondée il y a 86 ans ! 

Cette nomination intervient quelques jours après la nomination de Stacey Cunningham au New York Stock Exchange, dont nous vous avions parlé la semaine dernière. 

Si la nouvelle a plu aux actionnaires, elle est loin d’être une surprise : Debra Perelman n’est autre que la fille du principal actionnaire, Ronald Perelman. Il préparait sa succession depuis plusieurs années.

Perelman, une famille sans fard

La famille Perelman est connue aux Etats-Unis pour incarner le rêve Américain. Immigrés, autodidactes, ils ont généré plusieurs milliards de dollars en seulement trois générations.

Ronald Perelman est de la deuxième génération. C’est un homme d’affaires influent dans le monde de la beauté aux Etats-Unis. Milliardaire et investit dans des secteurs très variés, il a pris la relève de son père, Raymond.

Marqué par une relation père-fils très forte, Ronald fils a lui-même reproduit le schéma avec sa fille Debra. Embauchée en 1998 chez Revlon en tant que simple employée, elle a gravi successivement les échelons jusqu’à devenir membre du conseil en 2015.

Elle est ensuite devenue vice-présidente du groupe, puis directrice du développement pour MacAndrews & Forbes, l’entreprise de son père qui détient 87% de Revlon.

Quatre mois seulement après avoir été nommée Chief Operations Officer chez Revlon, Dedra Perelman a annoncé son évolution au sein de l’entreprise. Revlon est détenu à 87% par son père. “Elle a appris de lui – il est son mentor. Il la respecte”, a révélé sa porte-parole à CNN.

Mettre Revlon sur toutes les têtes

A seulement 44 ans, la fille Perelman prévoit de développer de nouveaux outils avec le très réputé Michigan Institute of Technology. L’objectif : créer en partenariat avec le Media Lab du MIT “une nouvelle manière de disrupter l’industrie de la beauté”.

Au long terme, l’objectif est de dépasser les autres géants de la beauté l’Oréal et Estée Lauder. Comme le souligne CNN, ces deux multinationales n’ont pas encore nommé de femme à leur tête.

Un atout que Revlon pourrait utiliser pour ses prochaines campagnes : qui de mieux qu’une femme pour diriger une entreprise de cosmétiques ?

5% de femmes au S&P

Même si l’annonce de la nomination de Debra Perelman a enthousiasmé la presse américaine, les experts restent sceptiques.

Sur près de 500 entreprises, seulement 24 sont actuellement dirigées par des femmes. Soit 5% des enterprises listées par Standard and Poor’s 500.

Les secteurs les plus “ouverts” : les télécoms, avec 17% de femmes dans ces 5%, les produits de consommation à 13% et la high tech avec 8%. Les mauvais élèves : le secteur de la santé, avec seulement une seule femme PDG et l’industrie du bâtiment avec deux femmes.

Mary Barra, PDG de General Motors et Indri Nooyi PDG de PepsiCo sont les deux dirigeantes les plus influentes de cette catégorie, dirigeant à elles deux les deux plus grandes marques de l’automobile et de l’agroalimentaire.

 

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo