D’après Emmanuel Macron, les chômeurs français ne seraient pas assez actifs dans leurs recherche d’emploi, ce qui rend nécessaire une réforme de l’assurance chômage. D’après l’édition du 27 décembre du Canard Enchaîné, la législation de l’ensemble des bénéficiaires de cette assurance seront très prochainement pénalisés. Pour rappel, 3,48 millions de personnes bénéficient de l’assurance chômage en France. Les négociations sur la réforme de l’assurance chômage doivent commencer le 11 janvier prochain pour une décision à la mi février.

Points clés de la réforme du chômage

  • Date d’entrée en vigueur: durant l’été 2018
  • Personnes entrant dans le régime: indépendants et entrepreneurs
  • Changements pour les démissionnaires: droit à l’indemnité pour une démission tous les cinq ans
  • Financement: baisse des conditions d’indemnisation
  • Sanctions mises en place: allocations réduites de moitié après un refus de deux offres d’emploi

L’assurance chômage réformée par le gouvernement

D’après le Canard Enchaîné qui affirme être en possession d’une note confidentielle du ministère du Travail, le gouvernement envisage très sérieusement de réformer le système de l’assurance chômage pour durcir les sanctions en cas de recherche d’emploi insuffisante ou de refus de formation.

Pour Emmanuel Macron, la réforme du chômage aura pour but d’ouvrir des droits aux indépendants et démissionnaires, en contrepartie d’un renforcement du contrôle. Durant sa campagne, les effectifs des contrôleurs de Pôle Emploi avaient été multipliés par 5.

Une assurance chômage réduite de 50%

En cas de recherche d’emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur verra son allocation réduite de 50% sur une durée allant jusqu’à 2 mois. Si la situation se répète, son allocation baissera de moitié jusqu’à six mois, et pourra même être définitivement supprimée.

De plus, comme Emmanuel Macron l’avait laisse entendre durant sa campagne, les personnes démissionnant volontairement pourront plus bénéficier de l’assurance chômage dans le cas où les démissionnent moins d’une fois tous les cinq ans.

Pour finir, chaque chômeur sera contraint de remplir un “rapport d’activité mensuel” répertoriant l’intégralité de ses démarches en vue de retrouver un emploi.

Une réforme à deux objectifs

D’après le gouvernement, l’objectif de cette réforme serait double: il est tout d’abord nécessaire de s’adapter aux changements du marché du travail en protégeant les indépendants, puis de limiter les pertes de l’Unedic. Les règles devraient être mieux appliquées, et l’accompagnement des demandeurs d’emploi plus efficace.

64% des Français sont mécontents des chômeurs

D’après un sondage publié par BFM Business, 64% des français considèrent que les chômeurs pourraient trouver du travail plus rapidement en faisant davantage d’efforts. Selon eux, les demandeurs d’emploi français se montrent parfois trop “difficiles”, et les contrôles devraient être renforcés. Si 69% d’entre eux sont favorables à la suspension des allocations dans certaines conditions, 59% estiment que le renforcement de la réglementation sera seulement “illusoire”.

Presque 40 000 chômeurs ont été sanctionnés

Généralisé en 2015, le système de vérification de la “recherche effective” d’emploi des chômeurs a mené à la suspension de droits pour 14% des 270 000 dossiers traités, et ce pendant 15 jours.

À en croire l’étude publiée par Les Échos, 86% des personnes contrôlées répondent à leurs obligations de recherche d’emploi de manière effective, même si de nombreuses personnes ont du bénéficier d’un accompagnement renforcé afin d’être “remobilisées”.

D’après la CGT, ce chiffre est modeste

Après la publication de l’étude des Échos, le secrétaire général de la CGT Denis Gravouil a déclaré que ces chiffres n’étaient “pas importants” et que chômeurs ayant subi des sanctions “n’étaient pas des fraudeurs” mais qu’il fallait plutôt “les accompagner davantage”.

Le Président du Medef Pierre Gattaz a approuvé ces propos pour ajouter qu’il était nécessaire de lutter contre les personnes “profitant du système”. Selon ce dernier, le contrôle ne doit pas être répressif mais être vu comme une situation de régularisation.

Macron dénonce les “trahisons” de ses prédécesseurs

Interrogé par le journal espagnol El Mundo, Emmanuel Macron a promis des “résultats significatifs” pour le chômage français d’ici 18 à 24 mois, après que la réforme du Code du Travail soit mise en application.

Le chef d’État a condamné “l’agenda caché” ainsi que les “trahisons successives” de ses prédécesseurs, pour ajouter que la première année de son mandat serait cruciale pour produire de vrais résultats en raison de l’embellie de l’économie mondiale. Il justifie ainsi son désir d’aller vite dans les réformes.

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo