Après une baisse spectaculaire au mois de septembre, le nombre de chômeurs français n’ayant exercé aucune activité est reparti à la hausse au mois d’octobre avec 8000 demandeurs d’emploi. Le ministère du Travail a annoncé vendredi que 3,48 millions de personnes inscrits à Pole Emploi en catégorie A en métropole étaient en recherche d’emploi en octobre.

À titre de comparaison, il y a au total 5,92 millions de demandeurs d’emploi en octobre. Mais le tableau n’est pas si sombre que ça: si on inclut les personnes ayant exercé une activité réduite au cours du mois, le nombre de demandeurs d’emploi se stabilise.

Forte baisse du chômage en septembre

Au mois de septembre, le nombre chômeurs sans aucune activité a baissé de 1,8% en France, un chiffre jamais vu depuis la mise en place de la mesure en 1996. Ce nombre a diminué de 64 800 personnes en septembre pour porter le nombre total de demandeurs d’emploi 3,48 millions en France.

Qui a bénéficié de cette baisse ?

Avec 5,3% du nombre d’inscrits en catégorie A, ce sont les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans qui bénéficient le plus de cette baisse. En ce qui concerne les 25-49 ans le nombre d’inscrits affiche une diminution de 1,8%, tandis qu’il reste inchangé pour les plus de 50 ans. Côté parité les hommes et les femmes sont à égalité avec des baisses mensuelles de 1,9% et 1,7%.

Une amélioration de très courte durée

Malgré une baisse encourageante en septembre, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est remonté en octobre avec 8000 personnes en plus soit un total de 3,48 millions de personnes en métropole. Dans le cas où on inclut le les personnes en recherche d’emploi ayant exercé une activité réduite, ce chiffre se stabilise à 5,62 millions.

D’une année sur l’autre, le bilan est médiocre: + 0,2 % pour le nombre d’inscrits en catégorie A, + 1,8 % pour la catégorie B et enfin + 10,7 % pour la catégorie C. Ainsi la reprise de la création d’emploi depuis 2016 ne suffit pas à réduire la précarité.

Les chiffres de Pôle Emploi sont très volatils

Depuis le début de l’année, les chiffres de Pôle Emploi ont alterné entre six mois de hausse et quatre mois de baisse. Ainsi les chiffres mensuels ne reflètent pas correctement l’évolution du marché du travail français. Dans le but de corriger cette volatilité, le gouvernement a récemment changé la périodicité de l’indicateur, qui ne sera plus mensuel mais trimestriel dès 2018.

Gros plan des gens d'affaires avec des fichiers assis sur une chaise

Si on regarde les tendances, le nombre de demandeurs d’emploi affiche une baisse de 1,0% sur trois mois ainsi qu’une hausse de 0,5% depuis début 2017.

La France, mauvais élève du chômage en Europe

Si l’ensemble de l’Europe profite d’une baisse généralisée du chômage, la France n’est pas de la partie. Tandis que des pays comme l’Espagne et le Portugal ont connu un redressement spectaculaire de leur marché du travail, sans même parler de l’Allemagne ou des Pays-Bas, force est de constater que l’hexagone peine à atteindre son objectif de 9% de chômage.

Quels sont les motifs du chômage en France ?

Alors qu’en octobre 2017 en métropole le principal motif du chômage est la fin de CDD (105 000 en baisse de 6,4% sur trois mois), le principal motif des inscriptions à Pôle Emploi reste le motif “Autres cas” (186 600, soit un net repli de 9,9% sur trois mois). Cette catégorie regroupe la fin d’activité non salariée, le retour en France et la rupture conventionnelle de CDI.

Doit-on craindre une baisse des droits ?

Alors que le débat sur l’avenir de l’assurance chômage bat son plein, le gouvernement s’est engagé sur des réformes sociales et notamment la réforme du régime d’indemnisation chômage: un régime universel serait créé et étendu aux démissionnaires ainsi qu’aux indépendants.

Cela implique une gestion tripartie avec une présence renforcée de l’État. Ce régime est loin de faire l’unanimité chez les partenaires sociaux et le patronat, ces derniers craignants que l’indemnisation des indépendants ne donne lieu à la mise en place d’une nouvelle cotisation, et que l’arrivée de nouveaux bénéficiaires provoque une baisse des allocations.

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