Des aigles dresser pour chasser les drones

Des aigles dresser pour chasser les drones

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    Aux Pays-Bas, la police commence à faire dresser des oiseaux de proie afin de saisir les drones en plein vol. Si cela peut faire sourire au premier abord, c’est pourtant un projet pris très au sérieux par la police néerlandaise, dans un pays où les effets des vols de drones sont un véritable fléau, surtout en ce qui concerne l’espace aérien. Une organisation nationale de fauconniers a même été sollicitée afin de dresser les animaux. L’utilisation d’aigles viendrait en complément des autres remèdes beaucoup plus technologiques tels que les lasers, brouilleurs, tirs à la carabine et filets. La différence, c’est que les oiseaux de proie sont capables de capturer les drones en plein vol pour ensuite les mettre en sécurité au sol, alors que les méthodes actuelles tendent à faire chuter les appareils sur la foule au risque de blesser quelqu’un.

     

    Une fois n’est pas coutume, la nature chasse la technologie

    Cela n’est pas la première fois qu’un gouvernement s’attaque au problème des drones illégaux, à l’instar du Japon qui a mis au point un drone équipé d’un filet. Mais cette technique est problématique, car si le drone recherché est plus gros ou plus puissant que le drone qui le poursuit, ce dernier se retrouvera vite dépassé. Il y a aussi un risque pour les riverains dans le cas où l’objet tomberait du ciel suite à un problème technique. C’est pour cette raison que les aigles chasseurs de drones semblent être la meilleure solution pour couper les ailes des drones en plein vol et le ramènent à leur maître comme ils le feraient pour une proie.

     

    Dans les aéroports, les incidents liés aux drones se multiplient

    On a frôlé la catastrophe le 19 février dernier à l’aéroport de Roissy lorsqu’un Airbus A320 d’Air France a frôlé un drone lors de son atterrissage. Ce type d’incident, qualifié de grave, n’a aucune raison de se produire étant donné que les drones ne sont pas autorisés à voler à proximité des aéroports et habitations. Les drones sont également limités à un plafond de 150 mètres à portée de vue de leur opérateur, mais le pilote de l’avion Air France a déclaré avoir vu l’appareil voler à une altitude de 1600 mètres !

     

    La situation s’aggrave avec le piratage des drones

    Les autorités sont d’autant plus préoccupées avec la multiplication des piratages de drones. Des chercheurs américains ont réussi à « hacker » de drones du même modèle que ceux utilisés par la police, pour illustrer la facilité de prise de contrôle des appareils. Mais d’un autre côté, pouvoir prendre contrôle d’un drone qui s’approche trop près d’un avion pour le mettre hors d’état de nuire représente un avantage considérable en matière de sécurité. Des pays comme la Chine et les États-Unis envisagent d’utiliser des lasers offensifs sur les drones afin de faire chauffer leurs circuits et détruire leurs composants électroniques.

    Les brouilleurs sont aussi une option comme évoqué en mars 2015 par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

     

    Cette solution naturelle est-elle dangereuse pour les aigles ?

    La société Guards from Above qui reste très attentive à la sécurité des aigles a constaté que leurs serres avaient des écailles les protégeant des coupures et morsures de proies dangereuses. Mais si c’est serres acérées sont assez puissantes  pour briser les os de leurs proies, cela peut être tout autrement face aux hélices en fibre de carbone dont les drones sont équipés.

     

    Le gouvernement propose de règlementer davantage l’utilisation des drones

    Face au survol de zones sensibles telles que l’Elysée et les centrales nucléaires, le gouvernement français a récemment transmis un rapport sur la législation des drones, qui propose une série de mesures visant à sécuriser l’utilisation de ces appareils, et d’identifier plus facilement leurs pilotes. La différence est faite entre les appareils légers qui pèsent moins d’un kilo, ceux compris entre 1 et 25 kilos, et les plus lourds qui pèsent plus de 25 kilos. Ainsi, tous les appareils pesant plus de 1 kilo devront désormais être enregistrés, tandis que ceux de plus de 25 kilos devront impérativement être immatriculés. De la même manière, tous les pilotes de drones devront être en possession d’un certificat.

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