Ces femmes cadors de la finance internationale

Ces femmes cadors de la finance internationale

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    Ces femmes cadors de la finance internationale

    D’après John Coats, ancien trader et spécialiste des comportements en salles de marchés, les cocs boursiers seraient probablement minimisés si le profil endocrinien des traders était plus diversifié : pour faire simple, s’ils étaient moins soumis à de forts écarts de testostérone. Les profils idéaux de traders seraient donc des hommes d’âge mûr ainsi que des femmes. Mais certaines femmes n’ont pas attendu pour prendre place dans les hautes sphères de la finance. Nous vous présentons aujourd’hui le profil de celles arrivées au sommet.

    Laura Pedersen, considérée comme un trader de génie

    La légende veut qu’elle ait demandé des actions Coca-Cola pour son dixième anniversaire. Cela n’a donc étonné personne lorsqu’elle a été la plus jeune personne à intégrer l’American Stock Exchange à l’âge de 18 ans, pour y obtenir un desk deux ans plus tard seulement. En quatre ans, elle a fait gagner pas moins de 5 milliards de dollars à ses clients. Laura Pedersen reste encore aujourd’hui le plus bel exemple de réussite de femme dans la finance.

    Meredith Withney, le sixième sens

    C’est la plus médiatisée des analystes bancaires à Wall Street, avec des apparitions hebdomadaires sur CNBC, Bloomberg ou Fox Business. Pourquoi ? Elle a prévu la crise économique de 2007 dans une lettre, alors qu’elle travaillait pour la banque d’investissement Oppenheimer Holdings. Cette lettre pronostic prévoyait la baisse du titre Citigoup qui a ensuite perdu 369 milliards de dollars sa capitalisation boursière.

     

    Michèle Lamarche, la reine de la dette

    Elle travaille depuis plus de 30 ans pour la banque Lazard, après un court passage à la Bank of America. Sa mission, les restructurations des dettes souveraines des Etats. Après avoir conseillé l’Argentine, la Côte-d’Ivoire, le Gabon et l’Irak afin de rétablir leurs systèmes économiques, elle a participé à la restructuration de dette souveraine de la Grèce. Cette dernière opération a apporté à sa banque plus de 25 millions d’euros de commissions durant les deux dernières années. Aujourd’hui âgée de 65 ans, elle assiste régulièrement aux réunions de toutes les grandes restructurations de dette souveraine.

     

    Leda Braga, la star des hedge funds

    Si on ne devait retenir qu’une femme dans le monde des hedge funds, c’est bien Leda Braga. Née au Brésil, elle a créé le fonds d’investissement Blue Cret’s en 2001, qui gère aujourd’hui plus de 14 milliards d’actifs. Elle s’est lancée dans l’entreprenariat en 2015, en créant son propre hedge fund, Systematica, qui gère des positions sur les marchés européens et américains, et ce grâce à 8 milliards de dollars de capitaux apportés par les nombreux clients qui l’ont suivie.

     

    Ariane de Rotschild, « femme de » qui a fait ses preuves

    Ariane de Rotschild fait indéniablement partie des françaises qui dominent la finance en Europe. Après Sciences Po et un MBA, elle débute sa carrière dans la banque à New York pour le compte de la Société Générale, pour ensuite rejoindre l’assureur américain AIG dont elle va ensuite assurer l’implantation en Europe. Depuis 2015, elle préside le comité exécutif du groupe Edmond de Rothschild, fondé par son beau-père, groupe qui gère plus de 130 milliards d’euros.

     

    Joëlle Durieux, la compétitrice

    Diplômée de Sup de Co Bordeaux et titulaire d’un diplôme de comptabilité, elle est directrice générale du pôle de compétitivité Finance Innovation et nommée Chevalier de la Légion d’Honneur en mars 2016. Avant cela, elle a assuré la fonction de directrice générale de HSBC Assurances, puis de directrice générale de la mutuelle d’épargne et de retraite La France mutualiste.

     

    Isabelle Ealet, l’experte des matières premières

    Surnommée « Queen of commodities » et qui fait partie des traders les plus sulfureux du monde pour sa gestion de son desk de matières premières, elle dirige actuellement le trading des matières premières au niveau mondial pour Goldman Sachs. Après l’ESC Marseille et Sciences-Po, elle a démarré chez Total dans les années 80 pour y travailler sur les achats de gasoil et d’essence pour les raffineurs. C’est en 1991 qu’elle rejoint Goldman, à seulement 25 ans, en tant que trader sur les produits pétroliers, pour ensuite gravir les échelons à une vitesse fulgurante et devenir responsable mondiale des matières premières en 2007.

     

    Dominique Chausse, la gestionnaire de fortune de haut vol

    Elle est en passe de devenir une des femmes incontournables de la finance. Dominique Chausse a créé un cabinet de conseil en investissements financiers dédié aux femmes, Féminance, qui emploie un concept s’accordant avec la manière de gérer son capital au féminin, c’est à dire avec une relation à l’argent différente de celle des hommes. Féminance propose ainsi une gestion de portefeuilles d’un minimum de 50 000 €. En charge de gestion de fortune au sein du groupe Banques Populaires pendant plus de 15 ans, le concept de Dominique se décline en 6 valeurs sûres qui sont les suivantes : performance, transparence, indépendance, confiance, confidence, différence. À suivre.

     

    Alice Lhabouz, la passionnée de Bourse

    Autre femme à être en passe de devenir incontournable, Alice Lhabouz est la Présidente générale de Trecento Asset Management. Entrepreneuse dans l’âme, elle a créé sa première société au sein même de son école, où elle fonde le 1er club d’investissement de l’ISC. Elle débute sa carrière au sein de la Direction des Emetteurs de l’Autorité des Marchés Financiers, pour ensuite rejoindre Richelieu Finance sur le poste d’analyste financier buy-side. Alice Lhabouz intègre ensuite la Financière Meeschaert en 2005 comme gérant privé pour le compte de trois grandes familles françaises.

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