Malgré le Brexit, l’économie du Royaume-Uni résiste

Malgré le Brexit, l’économie du Royaume-Uni résiste

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    the british pound is stable

    D’après une étude récente d’Oxford Economics, le Royaume-Uni se porterait mieux que la France, l’Allemagne et l’ensemble de la zone euro après le Brexit.

    Cette tendance devrait se confirmer pour les cinq années à venir. Entre 2017 et 2021, l’économie du pays devrait croître de 1,8% par an contre 1,3% pour l’Allemagne, pays moteur de l’Europe.

    Selon les spécialistes, cette croissance pourrait même atteindre 2,7% dans le cas où une décentralisation budgétaire de l’ensemble du pays avait eu lieu.

    Cela permettrait de libérer les “géants endormis”, ces zones rurales qui représentent 44% de l’économie du pays.

     

    Une croissance de 1,8 % par an pour le Royaume-Uni

    London and oxford street

    Selon l’étude du cabinet Oxford Economics, l’économie britannique devrait croître à un rythme de 1,8 % par an entre 2017 et 2021.

    Par comparaison, la croissance de l’Allemagne est estimée à 1,3% et celle de l’Europe à 1,5% sur la même période.

    Du côté de la France, la croissance plafonnerait à 1,4%. D’après les officiels, Londres reste une ville très attrayante pour les investissements technologiques malgré le Brexit.

     

    La décentralisation budgétaire est impérative

    D’après le rapport de CCN, le Royaume-Uni pourrait même aller au-delà de ces prévisions et afficher une croissance de 2,7% par an à condition que des pouvoirs absolus soient accordés aux administrations régionales quant aux dépenses et à la taxation.

    Ces administrations sont comparées à des “géants endormis” qui attendent de montrer leur potentiel économique.

    CCN estime que plus d’un million d’emplois pourraient être créés sur une période de dix ans, ce qui ajouterait 26 milliards de livres à l’économie du pays ainsi que 11 milliards de livres d’épargne au secteur public sur cinq ans.

     British People Shopping in the UK economy

    “La plupart des gouvernements ont ignoré les zones rurales en faveur des grandes métropoles. La réussite industrielle du Royaume-Uni après le Brexit dépend de la libération de ces “géants endormis” dans les zones rurales”. Paul Carter, directeur de CCN.

     

    Les zones rurales en surplus budgétaire

    L’étude de CCN montre que les zones rurales britanniques génèrent un surplus de Trésorerie représentant 41% de l’économie du pays. Cela représente 600 milliards de livres de valeur ajoutée brute et 44% des emplois, soit beaucoup plus que les grandes métropoles.

    Là où le bât blesse, est que les zones rurales sont limitées par des taux de productivité très faibles et une forte concentration d’emplois non-qualifiés.

    Les prix de l’immobilier y sont 6 % plus élevés que la moyenne nationale, et une grande proportion des industries exportatrices pourraient être gravement touchées par le Brexit.

     

    “Grâce à des politiques de décentralisation et d’autonomisation à travers le Royaume-Uni, beaucoup plus peut être réalisé afin de soutenir la croissance économique du pays”. Paul Carter, directeur de CCN.

     

    Londres reste très attractif pour les investisseurs

    london science museum

    Malgré le Brexit, Londres reste le premier pôle technologique européen, avec un niveau record de capitaux entrants.

    Durant le premier semestre de l’année, les investissements directs du secteur technologique sont chiffrés à 4,5 milliards de livres.

    Au même moment, des fonds d’investissements ont investi plus d’1,1 milliards de livres dans les sociétés de technologies londoniennes.

    C’est du jamais vu depuis dix ans pour un seul semestre. Malgré le Brexit qui a créé une grande incertitude sur les marchés, Londres continue d’attirer deux fois plus d’investissements que n’importe quelle ville européenne.

    Sa force est de détenir tout ce dont les sociétés ont besoin: décideurs politiques, finance, infrastructures, universités renommées et jeunes talents.

     

    La Banque d’Angleterre fait face à une croissance trop rapide

    Dans le cas d’une croissance faible, la Banque d’Angleterre adopterait une politique monétaire accommodante dans le but de soutenir l’inflation.

    Mais cette croissance trop rapide pourrait au contraire mener à une inflation galopante: un frein monétaire doit être mis en place.

    Cependant, la politique monétaire n’a de pouvoir que sur l’économie du Royaume-Uni, et est impuissante face à des facteurs extérieurs tels que les prix du pétrole.

    Ainsi, la BoE vise généralement l’inflation sous-jacente. Au lendemain du Brexit, la livre était en chute libre entraînant le prix des importations et accélérant d’autant plus l’inflation.

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