Le monde de la Fintech se réunit à Paris

Le monde de la Fintech se réunit à Paris

    529
    Fintech at its best

    Le Paris Fintech Forum a pris place les 26 et 27 janviers derniers dans le bâtiment de l’ancienne bourse de la capitale, pour tripler ses effectifs versus l’an dernier  avec des intervenants de prestige tels que le directeur de la Société Générale et le CEO d’Euronext.

    La décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne a vraisemblablement été perçue comme une excellente opportunité pour Paris de se mettre en avant. Alors de sa première édition de 2016 était déjà une franche réussite avec plus de 100 intervenants et 850 participants, Paris a frappé encore plus fort cette année avec 200 intervenants issus de 30 pays à travers le monde.

    Les organisateurs estiment que les 1500 participants attendus en font l’un des plus gros évènements Fintech en Europe. Sans surprise, banquiers, assureurs et financiers devraient représenter un tiers des effectifs. L’objectif de ce forum ?

    Mettre à l’honneur la France en tant qu’acteur de premier plan en matière de FinTech. Comme l’a déclaré à juste titre l’organisateur de l’évènement Laurent Nizri : l’écosystème technologique européen possède un bon savoir-faire mais manque de faire-savoir. Le forum FinTech fut l’occasion de discuter des évolutions réglementaires et sectorielles ainsi que des opportunités actuelles de cette industrie.

    Fintech Nation

     

    Le monde de la FinTech se réunit à Paris

    Après être restée des années dans l’ombre de Londres sur le plan des start ups financières, Paris a enfin sa part du gâteau. Les 25 et 26 juin dernier, le Paris Fintech Forum a ouvert ses portes au Palais-Brongniart.

    L’évènement apparaît comme une version étoffée du Forum de 2016, avec plus de 130 sociétés en provenance de 25 pays différents, en plus d’un nombre importants de dirigeants issus de l’industrie de la finance tels que le directeur général de Société Générale, le CEO d’Euronext, le patron d’AXA, ou encore de la directrice de la stratégie de BBVA.

    L’évènement a attiré plus de 1500 visiteurs, un tiers d’entre eux en provenance de l’étranger.

     

    Tout d’abord, qu’est-ce que la FinTech ?

    L’expression FinTech est issue de la contraction des expressions Finance et Technologie. Ce terme fait référence à des sociétés innovantes, bien souvent des start-ups, consacrées à la rénovation des services financiers et bancaires grâce à la technologie.

    Le but ? Faciliter l’accès à certains services et simplifier les modèles de la finance. Les sociétés de Fintech les plus connues sont centrées dans le domaine du financement participatif (crowdfunding), des prêts entre particuliers (crowdlending), du paiement électronique ou encore des monnaies virtuelles.

    L’industrie de la Fintech est actuellement en pleine expansion, et couvre tous les métiers de la finance, de la banque et de l’assurance.

     

    Un secteur en pleine expansion

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au cours des trois dernières années, le financement de l’ensemble des sociétés de Fintech a été multiplié par sept, pour atteindre 20 milliards de dollars en 2015.

    Mais la concentration géographique reste inégale, avec les États-Unis qui dominent avec 40 start-ups, contre 22 pour l’Asie Pacifique, 20 pour l’Europe et 18 pour le Royaume-Uni.

    La France reste peu présente même si elle se distingue avec SlimPay, une application rapide et sécurisée permettant de régler abonnements et achats en ligne.

    Start a Business

    La Fintech est un marché très réglementé

    De par la nature de ses activités, la grande caractéristique de l’industrie de la FinTech est d’être extrêmement réglementée. En effet, les sociétés financières sont soumises à des réglementations particulières, très strictes.

    Le marché est très régulé, et impose des contraintes fortes mais nécessaires à la protection du consommateur.

     

    La confiance des consommateurs n’a pas encore décollé

    Comme nous l’avons discuté, une accélération drastique des investissements des start-up Fintech est clairement perçue sur les marchés. Cet investissement se chiffre à 19 milliards de dollars en 2015, et 22  milliards en 2016.

    Toutefois, ces chiffres impressionnants ne se traduisent pas encore dans les usages des consommateurs. Selon le World Fintech Report 2017, seulement 36,2 % des consommateurs français se déclarent être clients d’une Fintech, et ce pour une raison très simple : 82,9 % des épargnants français ne font pas confiance aux start-ups de la FinTech, à cause des craintes sur la sécurité.

    De manière générale, cette méfiance s’étend à tous les services du digital : seulement 37 % des français font confiance aux services numériques. En bref, les sociétés de Fintech ont énormément de chemin à parcourir dans le domaine de la confiance.

    Start Up Nation

    Le financement participatif est le pilier de la FinTech

    L’objectif du financement participatif, ou en anglais « crowdfunding », est de mettre en relation des investisseurs et des entrepreneurs via des plateformes en effectuant des levées de fonds.

    Le crowdfunding consiste à prêter directement aux entreprises en échange d’intérêts un d’une participation à l’économie réelle. Ce système, autrefois dominé par les banques, représente l’écrasante majorité des investissements réalisés sur ces plateformes.

    Les plateformes de financement participatif les plus connues sont Smartangels et Alternativa.

     

    Les sociétés de Fintech sont des acteurs complémentaires

    Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les sociétés de FinTech ne se positionnent absolument pas dans une logique d’opposition aux banques traditionnelles. Leur but n’est pas de tuer les banques, ni de les cannibaliser, mais plutôt de cohabiter de manière intelligente afin de mieux servir le client.

    Tandis que les banques possèdent une expérience industrielle ainsi qu’un métier de protection indéniable, les Fintech apportent l’agilité. Très peu de sociétés de Fintech resteront autonomes en grandissant, elles seront pour la grande majorité rachetées par des groupes bancaires, à l’instar de la société Kabbage qui a annoncé un partenariat avec la plus grande banque espagnole.

    De leur côté, Fortuneo et BforBank ont développé l’agrégateur de comptes Linxo en marque blanche.

     

    3 COMMENTS

    1. I like this weblog very much so much good info. It’s a poor sort of memory that only works backward. by Lewis Carroll.

      0

    Laissez une réponse