Comment Apple est devenu le pire titre du Dow Jones de l’année

Comment Apple est devenu le pire titre du Dow Jones de l’année

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    Comment Apple est devenu le pire titre du Dow Jones de l'année

    Si le groupe Apple est habitué aux records, il se serait bien passé de celui-ci : la société qui a lancé l’iPhone et devenue le pire titre du Dow Jones depuis son ajout à l’indice centenaire en 2015. En effet depuis cet ajout en mars 2015, le titre a perdu plus de 23 % de sa valeur, surpassant par la même occasion la chute boursière enregistrée par American Express au cours de la même période.

    Apple devient le plus mauvais titre du Dow Jones

    Apple a annoncé en début d’année la première baisse de ses revenus depuis plus de dix ans, ainsi qu’un déclin de ses recettes pour le prochain trimestre. Le titre se négocie à présent 11 fois le bénéfice anticipé, soit la moitié du ratio habituel des entreprises faisant partie du Nasdaq 100. Si le titre se négociait à 130 dollars US en 2015, le cours de l’action est tombé de 27 %, pour passer sous la barre des 100 dollars US et se maintenir à une dangereuse tendance baissière. Mais ce n’est pas la première fois qu’un titre chute après avoir rejoint le Nasdaq, qui rappelons le représente les 30 sociétés les plus performantes de l’économie américaine.

    Existe-t-il un phénomène de malédiction du au Dow Jones ?

    Depuis 1999, pas moins de 16 sociétés ont été ajoutées à l’indice Dow Jones par substitution. Durant les 12 mois qui suivent leur entrée, ces 16 titres ont réalisé un rendement médian de 0,8 %, versus un rendement de 8 % pour l’ensemble du marché. Ce phénomène s’expliquerait de la manière suivante : lorsqu’une société est sollicitée pour rejoindre le Dow Jones, le sentiment du marché envers le titre est très positif, et le cours de l’action élevé. Reste à savoir si l’action Apple réussira à conjurer le mauvais sort.

    Apple aurait atteint un plafond de sa croissance

    Historiquement, quand une société atteint une capitalisation boursière supérieure à 800 milliards de dollars, cela signifie que sa croissance touche un plafond.

    Si Apple arrive avec un nouveau produit tous les deux ans, le cycle de l’iPhone, semble bel et bien terminé. La chute de 10 % des revenus au cours du dernier trimestre en est le témoin. Mais selon les spécialistes plusieurs facteurs demeurent positifs : Apple verse à présent un dividende très généreux de 2,3 %, et les rachats d’actions massifs devraient être capables de soutenir le cours du titre. Pour certains, la faiblesse actuelle du titre est même une aubaine, compte-tenu du lancement du l’iPhone 7 à l’automne qui devrait générer une appréciation du titre.

    Zoom sur l’évolution du cours Apple

    Depuis les années 2000, l’action Apple INC est clairement à la hausse, avec plusieurs cycles de degrés inférieurs. De 2000 à 2008, hausse sans retracement majeur, avec un double top suivi d’une accélération à partir de 2008. Ce rallye baisser n’a heureusement pas duré. À partir de 2009, une très forte tendance haussière a été observée. Performance assez remarquable puisque la valeur du titre a été multipliée par plusieurs fois sa valeur, passant de 90 dollars en 2009 à 700 dollars en 2012, ce qui correspond  l’émergence de l’iPad. Depuis ce pic, le titre n’a cessé de s’effondrer.

    Le milliardaire Carl Icahn a provoqué un vent de panique et la chute du cours

    Le célèbre investisseur et activiste Carl Icahn aurait vendu l’ensemble de ses actions Apple, ce qui a provoqué un véritable tôlé sur les marchés, juste après que le groupe ait subi la première baisse des ventes trimestrielles de l’iPhone depuis 2007. En conséquence, le titre a chuté de plus de 3 %, après une première chute de 8 %, ce qui équivaut à l’évaporation de 56 milliards de dollars de capitalisation boursière, ce en moins d’une semaine. D’après Icahn, cette vente lui a permis d’empocher de jolis bénéfices, même si sa principale préoccupation était la menace chinoise. L’homme d’affaire craindrait en effet que d’éventuels taux d’intérêt négatifs créent des bulles spéculatives.

    Les spéculations autour d’un projet dans l’automobile vont bon train

    Tim Cook, le directeur général d’Apple, n’exclut pas de nouvelles acquisitions alors que les réserves de liquidités de la société n’ont jamais été aussi importantes, à presque 233 milliards de dollars. Depuis un an, Apple a réalisé pas moins de 15 acquisitions, des start-ups pour la plupart. La société aurait embauché un ancien vice-président de Tesla dans le cadre de son nouveau projet automobile, dénommé Titan. Apple serait en train de développer sous ce nom de code un véhicule électrique et autonome, qui pourrait être présenté dès 2018. Les spécialistes affirment néanmoins qu’une commercialisation ne se ferait pas avant plusieurs années.

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