Donald Trump sera le 45ème président des États-Unis

Donald Trump sera le 45ème président des États-Unis

    2931
    The Trump Family

    C’est officiel, Donald Trump sera le 45ème président des Etats-Unis. Le candidat républicain a remporté 290 des grands électeurs, contre 218 pour Hillary Clinton. Malgré tous les sondages qui annonçaient la victoire de la candidate démocrate, c’est le républicain qui a été élu président, à la surprise générale. Après le Brexit, c’est la deuxième fois cette année que le Monde se réveille avec la gueule de bois.

     

    Contre toute attente, Trump a déjoué les sondages

    Ce fut une nuit interminable, au terme de laquelle le républicain Trump a été élu président des États-Unis. Tout comme le Brexit en juin dernier, peu de sondeurs avaient anticipé ce scénario, et la victoire été attribuée à Hillary Clinton depuis un bon bout de temps. C’est à 8h30 du matin, heure française, que le résultat a été annoncé, et une fois n’est pas coutume le candidat vaincu n’a pas concédé sa défaite, une première dans l’histoire politique américaine. Beaucoup redoutaient que Trump puisse refuser le résultat du scrutin au cas de l’élection de Clinton, mais personne n’imaginait une défaite de la candidate démocrate !

     

    Les deux candidats ont été au coude à coude jusqu’à la fin

    Le coude à coude entre les deux candidats dans les principaux États-clé a entretenu le suspense durant toute la nuit. Contrairement aux prédictions, Trump a remporté la majorité  dans les états « swing » – ou pivot en français-  à savoir la Floride, la Caroline du Nord et l’Ohio. Mais il a aussi pris le dessus dans des états traditionnellement démocrates tels que le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvanie. Sure à 100 % de remporter le vote des électeurs le Wisconsin, Clinton ne s’y était pas rendue depuis juillet dernier. Une confiance en elle peut être un peu trop exacerbée de sa part.

     

    Euphoriques en début de soirée, les militants démocrates ont fini dépités

    Relayée sur la plupart des chaînes de télévision, la carte électorale a petit à petit viré au rouge, avec des touches de bleu sur les côtés en Californie, Washington, Connecticut, New York et dans l’Oregon, associées à quelques enclaves au centre du pays, à savoir dans le Colorado et au Nouveau-Mexique. Le candidat Trump était également bien parti pour remporter le vote populaire, avec 48,1 % des voix au niveau national contre 47,2 % pour Clinton.

     

    Pour Clinton, la défaite est cuisante

    Hillary Clinton Lost - Alvexo

    Le monde a assisté à une campagne outrancière, virulente et ponctuée de scandales en tous genres. On ne compte plus les dérapages dénoncés par les médias américains durant ces derniers mois. Malgré tout cela, Trump a réussi à conserver le cœur de son électorat, en majorité des hommes blancs originaires de la classe moyenne. Pour Hillary Clinton, la défaite est cuisante : elle avait misé sur la participation accrue des minorités, à savoir les latinos, les afro-américains, et les femmes. Mais ce ne fut pas suffisant. À la surprise générale, 29 % des latinos ont voté pour Trump, un score spectaculaire au regard des insultes que le candidat républicain a proféré envers les Mexicains. De surcroit, la candidate démocrate avait également levé beaucoup plus d’argent que Trump en faveur de sa campagne électorale.

     

    Le Congrès totalement entre les mains de Trump

    Non seulement Trump a été élu président, mais le Congrès sera totalement à sa merci à partir du 3 janvier. C’est une triple victoire pour les républicains, qui gardent la main sur la Chambre des représentants, et sur le Sénat. Ainsi, les démocrates seront dans l’incapacité de jouer le contre-pouvoir au congrès.

     

    Pour les grands pays européens, c’est un signal d’alerte

    L’élection de Trump représente un tsunami politique pour les pays européens : de grandes échéances électorales sont à venir durant les prochains mois. Pour la France, ce sera au printemps prochain alors qu’il faudra attendre septembre pour l’Allemagne. Cette victoire va sans nul doute renforcer la vague nationaliste déjà en mouvement dans tous les pays du Vieux continent, et la France n’est pas à l’abri d’une forte percée du Front National.

     

    Les marchés des changes n’ont pas tardé à réagir

    C’est la panique sur les marchés financiers, qui avaient largement anticipé une victoire de Clinton. Au Japon, le Nikkei a chuté de 5 %, tandis que Paris semble limiter la casse pour le moment. Durant la nuit de mardi à mercredi, le dollar américain a reculé de 3 % contre le yen, et l’or a grimpé de 3 %. Du côté du Mexique, le peso a plongé à son niveau le plus bas depuis 1994. Si la probabilité d’une hausse des taux d’intérêt était de 70 % avant les résultats, avec l’élection de Trump, elle est passée sous la barre des 50 %. Mais cela n’est pas tout. Les marchés anticipent également de gros changements budgétaires sous la présidence du républicain, ce qui pourrait entrainer une forte volatilité de la part du dollar américain.

     

    SANS COMMENTAIRES

    Laissez une réponse