Macron intervient pour faire libérer Loup Bureau, détenu en Turquie

Macron intervient pour faire libérer Loup Bureau, détenu en Turquie

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    Turkey's Freedom of Expression gone

    Le journaliste et étudiant français Loup Bureau est détenu en Turquie depuis plus d’un mois, et ce malgré l’intervention d’Emmanuel Macron qui s’est entretenu avec le président turc Erdogan le 15 août dernier.

    Pour rappel, Loup Bureau avait été arrêté à la frontière turco-irakienne et incarcéré à la prison de Sirnak en juillet dernier pour « appartenance à un groupe terroriste armé ».

    Mais plusieurs semaines après les faits, la demande de libération a été rejetée par les autorités turques, ce qui implique un mois supplémentaire de détention pour le journaliste.

     

    Emmanuel Macron intervient pour Loup Bureau

    Le 15 août dernier, le Président français a appelé son homologue turc pour “exprimer sa préoccupation” quant au sort du journaliste Loup Bureau incarcéré en Turquie.

    D’après le communiqué officiel de l’Elysée, le président de la République a également exprimé son souhait “que le jeune journaliste puisse être de retour en France le plus vite possible”.

    Loup Bureau avait été arrêté à la fin du mois de juillet entre l’Irak et la

    Turquie. Au 25 août, l’attente d’un nouvel entretien entre Macron et Erdogan n’a toujours pas eu lieu, même si les deux présidents ont promis de reprendre contact sur ce sujet.

     

    La liberté d’expression gravement menacée en Turquie

    Release Loup Bureau

    De nombreuses ONG ont dénoncé les manquements de la Turquie envers la liberté d’expression.

    Le pays figure d’ailleurs juste derrière la Russie en la matière, à la 155e place sur 180 au classement 2017 de la liberté de la presse.

    Après une amélioration au début des années 2000, la situation s’est dégradée depuis 2010 dans le pays.

    On peut citer la tentative de putsch du 15 juillet 2016 qui a mené à la chasse aux médias critiques.

    La Turquie semble assommée par l’autoritarisme du président Erdogan, qui veut étouffer dans l’œuf toute opposition.

     

    Loup Bureau est loin d’être un cas isolé

    Pas moins de 150 journalistes sont prisonniers en Turquie à ce jour, ce nombre ayant décuplé depuis le coup d’État de 2016.

    Le pays a même la réputation de «plus grande prison pour journalistes».

    À en croire l’agence de presse turque Anatolie, 35 personnes dont 9 journalistes ont été arrêtées en août dans le pays.

    Ces individus sont soupçonnés d’avoir un lien avec le putsch raté de juillet 2016. Le rédacteur en chef du journal d’opposition a tout comme Loup Bureau été accusée d’appartenir à une organisation terroriste armée.

    Ce qui les met en cause, c’est l’utilisation d’une application de messagerie cryptée, ByLock.

     

    Suspect d’appartenance à “une organisation terroriste armée”

    Le journaliste français Loup Bureau a été arrêté le 26 juillet dernier après avoir réalisé un reportage pour TV5 Monde sur un groupe combattant de l’État islamique.

    C’est à la frontière irako-turque que les faits se sont déroulés, au poste de Habur. Il avait en sa possession des photos le montrant aux côtés de combattants kurdes syriens des YPG.

    Ce mouvement est considéré par Ankara comme une organisation “terroriste”.

    Les avocats du journaliste ont déclaré que le juge turc avait considéré Loup Bureau comme appartenant à cette organisation.

    Macron Italy

    Demande de libération de Loup Bureau rejetée le 25 août

    Début août, une demande de libération a été déposée pour la libération de Loup Bureau.

    Le journaliste soupçonné d’appartenir à une organisation terroriste armée a déjà passé un mois dans une prison turque.

    Mais d’après son avocat Martin Pradel, cette demande a été rejetée par le juge l’ayant mis en examen.

     

    Qui est vraiment Loup Bureau ?

    Formé à l’IUT de Lannion, Loup Bureau est un journaliste français indépendant partant une fois par an dans une zone de conflit, caméra en main.

    Égypte, Ukraine, Syrie, Pakistan, Kurdistan, rien ne l’effraie.

    D’après ses dires, ce qui l’intéresse c’est de raconter les histoires des populations opprimées, oubliées, et qui n’intéressent personne.

    En 2013, il s’était installé au Caire pour apprendre l’Arabe et filmer le Printemps Arabe.

    Le journaliste décrit comme «  Idéaliste, un tantinet solitaire  » est arrivé en Turquie le 17 juillet 2017 avec des papiers en règle.

     

     

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