La voiture volante peut devenir une réalité

La voiture volante peut devenir une réalité

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    lilium flying car over the water

    Les voitures volantes ne sont plus du domaine de la science-fiction, et les géants de l’industrie automobile s’intéressent à ce filon prometteur depuis très longtemps. Uber a d’ailleurs organisé un congrès consacré aux « flying cars » à Dallas, avec plusieurs prototypes capables de voler dès 2017.

    Des dizaines de start-ups et grands groupes ont investi sur ce segment, ce qui permet d’espérer une mise en service prochaine des premiers engins. On peut citer la société allemande Lilium qui a réussi l’exploit de faire voler un prototype à décollage vertical, avec une vitesse de pointe de 300km/h.

    La start-up slovaque Aeromobil a également présenté le modèle définitif de sa voiture sportive équipée d’ailer rétractables, qui affiche un prix modique de 1,3 millions de dollars.


     

    L’industrie de la voiture volante en effervescence

    Pour l’ensemble de l’industrie automobile, l’ensemble des barrières techniques est en train de tomber. La grande majorité des technologies nécessaires à la construction de voitures volantes est à présent maîtrisée : intelligence artificielle, miniaturisation, batteries électriques et connectivité. La voiture volante va devenir une réalité, et plus vite que ce que nous l’imaginons.

     

    Des centaines de start-up financées par les « business angels »

    L’industrie des voitures volantes peut compter sur le co-fondateur de Google Larry Page, qui a investi plus de 100 millions de dollars dans la start-up Zee.Aero depuis 2010. La société de 150 employés se garde cependant de donner des informations sur leurs prototypes.

    Larry Page finance également Kitty Hawk, une start-up qui vient de dévoiler un modèle de voiture volante ultraléger et équipé de flotteurs et rotors.

    La société allemande Lilium a de son côté levé 10 millions d’euros grâce à son soutien de l’incubateur de l’Agence spatiale européenne (ESA) afin de développer son engin volant équipé de 36 moteurs électriques. De nombreux autres acteurs se sont jeté sur le créneau, tels que Terrafugia, E-volo, Joby et Moller.

    lilium-3 Flying Car

    Uber espère faire voler ses voitures d’ici 2020

    Le leader mondial des VTC a récemment annoncé une série de partenariats visant à développer un système de transports futuriste, opéré par de petits appareils volants. L’objectif est de désengorger le trafic grâce à des véhicules à décollage vertical.

    Ce sont les villes de Dubaï et Dallas-Fort Worth au Texas qui ont été sélectionnées afin d’accueillir d’ici 2020 des taxis volants. Ces véhicules seront capables de décoller à la verticale depuis les toits des immeubles, le tout sans chauffeur.

    Uber apparaît comme un catalyseur pour le secteur des voitures volantes en raison de son besoin immense, à raison de 500 à 1000 voitures par métropole. Il s’agit ici d’u marché de plusieurs milliards de dollars.

    Selon Uber, la voiture volante idéale aurait quatre places, serait capable d’atterrir et de décoller de manière verticale, et atteindrait une vitesse de 250 km/h. Le prix d’une voiture ? 600 000 dollars, et 200 000 dollars pour une production à grande échelle.

     

    La sécurité représente un enjeu de taille

    Si la technologie rencontre un enthousiasme certain, 60 % des personnes interrogées se déclarent inquiètes quant à la sécurité des véhicules, en particulier dans des embouteillages ou en cas de conditions climatiques défavorables.

    Afin d’assurer une sécurité optimale, il sera nécessaire que les véhicules soient dotés de systèmes de communication standardisés. Il sera également nécessaire d’instaurer un système de contrôle aérien fiable et conforme aux standards actuels en matière d’aviation civile.

    Un accident en plein air pourrait être beaucoup plus fatal qu’un accident au sol, même pour des appareils de petite taille. Ainsi, certaines sociétés envisagent l’installation d’un parachute à bord.

    Faire voler les voitures, un projet irréaliste?

    Le premier obstacle qui se pose est celui de la législation. Comme l’a déjà mentionné The Guardian, l’industrie aéronautique est extrêmement régulée, et ne cesse de se complexifier. Il est peu réaliste de penser que les avancées technologiques à elles seules vont suffire à surmonter ce genre d’obstacle. Il s’agit donc d’un projet un peu plus utopique que prévu.

     

     

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