Plus rien n’arrête Elon Musk. Après les marchés de l’automobile avec Tesla, de l’espace avec SpaceX, et  du transport ferroviaire avec Hyperloop, l’entrepreneur de génie se lance dans une nouvelle expérience, celle des capacités cognitives humaines.

Il a récemment déclaré vouloir se lancer dans la communication cerveau ordinateur. La société Neuralink utilisera un réseau de neurones en implantant de microscopiques électrodes dans le cerveau humain afin de transmettre et importer des pensées depuis un ordinateur. Ainsi, le pouvoir du cerveau serait amplifié et le vieux rêve des chercheurs pourrait devenir réalité.

 

Neuralink, une entreprise qui se veut médicale


L’idée de cordon de neurones avait été évoquée par Musk dans le passé, mais il semble à présent que le milliardaire soit prêt à lancer le projet très rapidement. C’est en juillet 2016 que Neuralink a été créée, définie alors comme une entreprise médicale.

Elle emploie aujourd’hui trois chercheurs : une spécialiste des électrodes flexibles, un autre du contrôle du mouvement par le cerveau et un dernier qui a implanté des électrodes dans le cerveau d’oiseau pour comprendre leur chant.

La société est financée par les fonds personnels du créateur d’Hyperloop, connu pour ses poches très profondes. Les premiers prototypes devraient être disponibles d’ici quatre ou cinq ans.

 

Soigner l’épilepsie, la dépression ou encore Parkinson

Certes, le dispositif pourrait permettre aux cerveaux humains d’être sans limites et d’apprendre n’importe quoi en un temps record, du jeu d’échec au pilotage de grosses machines, pour ainsi permettre à l’homme d’être plus performant que l’intelligence artificielle.

Mais Neuralink aurait des fins purement médicales. D’après le Wall Street Journal, les applications permettraient de lutter contre de nombreuses maladies mentales telles que l’épilepsie, Parkinson ou encore la dépression.

elon musk

Un marché qui pourrait rapporter gros

Dans un premier temps, Neuralink permettrait de guérir les maladies grâce à des implants ultrasophistiqués. Lorsque cet objectif sera atteint, la société tentera alors d’améliorer les capacités de personnes en bonne santé.

Cela permettrait ainsi d’ajouter une couche d’intelligence artificielle à l’intelligence des humains. Ici, Elon Musk utilise à peu près la même stratégie que pour SpaceX qui aura pour but d’effectuer des vols commerciaux rentables avant de coloniser la planète Mars.

 

L’intelligence artificielle, crainte d’Elon Musk

Pour le créateur de Tesla et de nombreux chercheurs, l’intelligence artificielle constitue une menace pour l’humanité. Il a récemment déclaré : “Si vous ne pouvez battre la machine, le mieux est d’en devenir une. La limitation fondamentale c’est l’entrée-sortie.

Nous sommes déjà des cyborgs, c’est-à-dire que nous avons une version partiale ou numérique de nous-mêmes dans nos mails, nos réseaux sociaux et les autres activités que l’on fait, et nous avons à la base des superpouvoirs avec nos ordinateurs, nos smartphones et leurs applications”. Selon lui, le problème réside dans la lenteur avec laquelle l’être humain manipule les dispositifs.

chips in the brain with elon musk

Musk n’est pas le premier sur le créneau

Le cerveau humain fascine, et Neuralink rejoint de nombreux autres projets tels que Darpa, laboratoire de recherche américain qui a déjà investi 60 millions de dollars afin de développer une interface capable d’être implantée dans le cerveau humain. D’autres sociétés telles que Facebook (Building 8), Kernel ou encore Braintree sont aussi sur le coup.

 

Une technologie qui doit encore être maîtrisée

À l’heure actuelle, les implants utilisés en médecine posent problème car ils nécessitent d’ouvrir le crâne du patient, ce que peu de personnes saines d’esprit sont prêtes à subir. Neuralink permettrait une technologie moins invasive grâce à des filets minuscules, les “lacis neuraux”, qui s’étendraient à l’intérieur du cerveau afin de se connecter aux neurones.

Tout d’abord inventée par l’auteur de science-fiction Iain Banks, cette technologie devient à présent bien réelle. L’appareillage souple et de petite taille permet d’être injecté dans le cerveau grâce à une simple aiguille. Quoi qu’il en soit, la recherche fondamentale doit être effectuée pour le projet avant que la technologie ne soit parfaitement maîtrisée, ce qui pourrait selon Elon Musk prendre quatre ou cinq ans.

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