L’affaire Benalla est le scandale estival qui met la France en émoi. Comme tout feuilleton, chaque jour amène un nouvel épisode et son lot de surprises. Mardi, c’est le Président de la République Emmanuel Macron qui s’est exprimé pour la première fois.

Alexandre Benalla, homme proche du Président à l’ascension fulgurante, a été filmé en train de frapper de jeunes parisiens lors de la manifestation du 1er mai. Il portait un uniforme de policier et effectuait un stage en tant qu’observateur auprès de la police. 

Cette affaire sans précédent a particulièrement déplu à l’armée française, très sollicitée depuis les attentats et dont les salaires précaires avaient été dévoilés lors de la mort d’Arnaud Beltrame et de l’attentat de Trèbes. 

Emmanuel Macron s’accuse

L’enquête pour “chef de violences par personne chargée d’une mission de service public, usurpation de fonctions et usurpation de signes réservés à l’autorité publique” a été ouverte il y a une semaine.

Après une semaine de silence médiatique, Emmanuel Macron s’est exprimé hier soir lors d’une soirée à la maison de l’Amérique Latine à Paris.

Il a déclaré être le seul “responsable”, selon le quotidien Le Monde qui a révélé la vidéo – filmé par un membre du parti La France Insoumise et diffusé au grand public.

“Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant”

Alors que l’affaire est prise très au sérieux par la majorité des Français, le Président a répondu avec humour et ironie à la presse.

Il a notamment déclaré mardi soir : “Alexandre Benalla n’a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l’Alma, Alexandre Benalla n’a jamais eu un salaire de 10.000 euros, Alexandre Benalla n’’a jamais été mon amant”.

C’est pourtant la nature de la relation entre les deux hommes qui intrigue le plus.

Alors que certains parlent d’une intimité à la limite du trafic d’influence – Closer a révélé que les Macron ont confié à Benalla la clé de leur maison au Touquet, tandis que les autres pointent une injustice criante de son ascension fulgurante.

“Arnaud Beltram doit se retourner dans sa tombe”

Premiers mécontents : les soldats de l’armée française. Arnaud Beltrame, tombé pour la France lors d’un attentat il y a quelques mois à Trèbes, était lieutenant-colonel de gendarmerie, un poste hautement gradé. Pourtant, il gagnait moins de la moitié de ce que gagne Bellana.

Les privilèges qu’Alexandre Benalla auraient acquis – toujours en attente de confirmation par le gouvernement – ont rendu furieux les militaires les plus gradés : logement de fonction luxueux à Paris, salaire mirobolant, relation amicale avec le Président et accès à sa résidence au Touquet…

Motion de censure ?

Dernier rebondissement dans l’affaire : le Directeur de Cabinet du Président, Patrick Strzoda, a déclaré qu’il ne sanctionnerait pas Alexandre Benalla.

A en croire la presse, cette affaire semble loin d’être terminée. Un élu du parti des Républicains a argumenté qu’Emmanuel Macron se devait d’expliquer aux Français et dire pourquoi Benalla se trouvait là, au lieu d’essayer de convaincre les invités du dîner, tous membres déjà ralliés à sa cause, puisque membres du parti En Marche.

Mardi, un texte demandant une motion de censure a été proposé par le parti des Républicains. Il devrait être signé par la France Insoumise ainsi que le parti communiste. Une union atypique et rare.

Dernièrement, la popularité d’Emmanuel Macron ne cesse de baisser. Quelques jours après la victoire de la France en coupe du monde de football et dont le Président espérait profiter, sa popularité a atteint son taux le plus bas depuis septembre 2017.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo