La guerre commerciale entre les deux superpuissances semble s’apaiser. Pékin et Washington auraient-ils enterré la hache de guerre ?  D’après les Echos, la Chine a dit vouloir acheter plus de biens américains.

La délégation chinoise était de visite à Washington jeudi et vendredi dernier. Après de nombreuses réunions, il a été décidé que les droits de douanes n’augmenteront pas. Contrairement à l’annonce faite par le Président des USA Donald Trump en mars dernier. 

Les réactions des industriels dans l’Union Européenne et au Japon  auraient notamment pressé les Etats-Unis à faire marche arrière.

La Chine en position de force

Tout commence par un tweet. En janvier dernier, le Président des Etats-Unis, Donald Trump, déclare que l’économie chinoise constitue une menace pour les Etats-Unis. Pour mettre un terme à ce compétiteur commercial, il émet plusieurs suggestions. L’une d’entre elles : taxer les importations de nombreux produits chinois, dont l’acier et l’aluminium.

Les industriels réagissent alors vivement à ce projet : comme l’a rapporté Le Point, les analystes craignent même une guerre commerciale entre les deux pays. De son côté, Bruno le Maire, ministre des finances et de l’Economie, déclarait “Une guerre commerciale ne fera que des perdants.”

Comme le rappelle le New York Times, le Président Trump avait menacé la Chine de sanctions commerciales estimées à plus de 150 milliards de dollars. Le géant asiatique est désormais en position de force, alors qu’une marche arrière diplomatique semble plus difficile que prévue. 

Un rétropédalage délicat

Contrairement aux médias français plutôt optimistes, pour le Times, la guerre commerciale “est loin d’être finie”. L’agence de presse gouvernementale Xinhua a publié un communiqué dimanche. On peut y lire que “le gouvernement chinois est décidé à se défendre, ne fera aucun compromis et n’acceptera pas les restrictions imposées de l’autre côté”.

Pour les Chinois, signer cet accord commercial reviendra à signer le protocole Boxer, un traité signé par la Chine après une révolte en 1901 qui sanctionnait lourdement le pays. Une humiliation dont la comparaison a été largement exprimée sur le réseau social Weibo.

Pour calmer l’opinion publique, le Vice-Président chinois Liu He a déclaré dimanche : “Nous devrons les regarder calmement, maintenir le dialogue et les traiter correctement”.

ZTE, pomme de discorde

Prochaine étape pour les deux pays : une nouvelle rencontre cette semaine à Washington entre plusieurs dirigeants clés des deux pays. Le haut diplomate et ancien ministre des affaires étrangères Wang Yi se rendra notamment à la Maison Blanche.

Au programme : une conversation au sujet de ZTE, Zhongxing Telecommunication Equipment Company, une entreprise de télécommunications chinoise qui serait affaiblie par cet embargo.

Wang Yi essaiera de négocier l’annulation des sanctions envers les entreprises high-tech avec la Maison Blanche.

D’après le New York Times, le leader du secteur Huawei serait également dans le viseur de l’embargo. Une mesure qui pourrait affecter très lourdement l’industrie des nouvelles technologies en Chine, si elle rentre en vigueur.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo