Alors que les pays du G7 espéraient mettre un terme à la guerre commerciale, le Président des Etats-Unis a improvisé une conférence de presse, annonçant qu’il retirait son soutien au communiqué du G7 sur le commerce. 

Donald Trump a déclaré que “les Etats-Unis n’étaient pas une banque prête à être spoliée”, d’après le Guardian. Le Président a également affirmé sa volonté d’augmenter les tarifs sur les métaux.

En réponse à cette annonce, le Premier Ministre Canadien Justin Trudeau a déclaré que les autres pays du G7 répondraient par des sanctions commerciales contre les Etats-Unis dès le 1er juillet.

Alors que les pays du G7 exprimaient leur inquiétude pour l’économie américaine, le conseiller en commerce de Donald Trump, Peter Navarro, a déclaré dans la presse qu’il y avait: “une place en enfer” pour Justin Trudeau. 

De la guerre commerciale à la guerre des tweets

Deux jours intenses de négociations infructueuses viennent de s’achever à Malbaie au Québec. Samedi, le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a annoncé que les pays du G7 prendront des sanctions commerciales contre les Etats-Unis dès le 1er juillet.

Le Président des Etats-Unis Donald Trump a déclaré : “je passerai quand même les taxes, car on ne peut pas continuer comme ça. C’est comme si nous étions une banque que tout le monde volait”, rapporte le Guardian.

Ce que les observateurs croyaient être une guerre commerciale s’est ensuite transformée en guerre des tweets. Aussitôt parti du sommet, le Président Donald Trump twittait “un commerce juste est désormais devenu un commerce insensé”.

Le Président Donald Trump a ensuite attaqué personnellement Justin Trudeau, le qualifiant de “très malhonnête et faible”, comme le rapporte la BBC.

L’économie américaine en jeu

Avec ces nouvelles taxes, les prix de l’acier augmenteront en moyenne de 25% et ceux de l’aluminium de 10% pour les pays de l’Union Européenne, le Canada et le Mexique. Pourtant, ces pays représentent 50% du métal importé par les Etats-Unis – une grosse part de marché qui, si elle venait à rétrécir, aurait des conséquences dramatiques.

D’après USA Today, ces nouvelles taxes auront un impact négatif sur le monde du marché. De plus, les consommateurs en subiront également les conséquences. D’après le Wall Street Journal, le prix moyen d’une voiture aux Etats-Unis pourrait augmenter de 300 dollars.

En réponse à la décision de Donald Trump, certains fabricants automobiles ont d’ores-et-déjà menacé de fermer leurs usines sur le sol américain, comme Bekaert Corporation, Kiswire America and Tokusen USA, d’après Arkansas Online. Ce qui annoncerait la fin de centaines d’emplois.

De cette crise commerciale, pourrait naître un nouveau géant : la Russie, qui, selon les experts, profite de la situation pour attirer les capitaux européens.

Un nouveau bloc de l’Est

Il y a quelques mois, Goldman Sachs prédisait que les nouvelles taxes pourraient bénéficier à la Russie et la Chine. Il y a quelques heures, New York Times titrait , Poutine voit une ouverture après la crise de Trump”. 

Lors d’une interview cette semaine, le Président russe Vladimir Poutine déclarait à la télévision autrichienne ORF qu’il souhaitait voir une “Europe unie et prospère, car l’Union européenne est notre plus grand partenaire économique et commercial”.

Hier, Vladimir Putin s’est rendu en Chine. Il a déclaré souhaiter s’entretenir avec Donald Trump “dès que les Etats-Unis seront prêts”, rapporte le New York Times. Lors de sa visite en Chine, Vladimir Poutine a déclaré que l’économie des pays du G7 étaient désormais plus faibles que ceux membres de la Shanghai Cooperation Organization.

Bloomberg a baptisé cette alliance “le nouveau bloc de l’Est” – en quête de nouveaux alliés, et visant particulièrement les pays de l’Union Européenne, dont la relation avec les Etats-Unis semble s’être détériorée le weekend dernier.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo