Est-ce la fin de l’état de grâce pour Emmanuel Macron ? Selon l’institut de sondages Ifop, la cote de popularité du nouveau Président français aurait baissé de dix points au mois de juillet.

Pour retrouver une telle baisse, il faut remonter en 1995 lorsque Jacques Chirac avait perdu 15 points entre mai et juillet.

Aujourd’hui seulement 54% des français sont satisfaits de Macron, contre 64% en juin.

Le chef d’État paie les frais de l’annonce sur la baisse des Aides au Logement (APL), une politique de communication trop verrouillée ainsi que l’affaire du Général de Villiers.

 

54% d’opinions favorables en juillet

Après son succès surprise aux élections présidentielles suivi par l’obtention d’une majorité absolue aux élections législatives, Emmanuel Macron doit à présent faire face aux premières difficultés de son quinquennat.

D’après le baromètre Ifop, 54% des personnes interrogées ont en juillet une opinion positive du Président versus 64% en juin.

the French People need to be heard

Le chef d’État se rapproche dangereusement des 50% d’opinions favorables, ce qui pourrait signer la fin de sa lune de miel avec les français.

47% des sondés se déclarent «plutôt satisfaits» (54% en juin) 7% sont «très satisfaits» (10% en juin). Cela représente une baisse globale de dix points sur les deux catégories.

 

La plus forte baisse de popularité depuis 1995

Certes, pour le moment la situation d’Emmanuel Macron est loin d’être catastrophique. Mais une telle baisse de popularité au tout début du quinquennat reste assez rare.

Il faut remonter à plus de 20 ans pour retrouver une telle chute: en 1995 Jacques Chirac perdait 15 points dans les sondages en seulement deux mois, passant de 54% à 42% d’opinions favorables.

En 2012, François Hollande perdait 9 points à peine deux mois après son élection.

Il passait alors de 50% à 41% d’opinions favorables. Quant à Nicolas Sarkozy, il perdait 7 points entre septembre et octobre 2007, pour passer de 64% à 57%.

 

Un président trop autoritaire ?

Une part importante des personnes interrogées considèrent que le charisme d’Emmanuel Macron ainsi que la rapidité de ses décisions contraste fortement avec François Hollande.

Après l’annonce d’une réduction budgétaire de 850 millions d’euros pour l’année 2017, le Président s’est attiré les foudres de la Défense française.

is Macron dictating what should be in France

L’affaire du Général de Villiers qui a vu le Chef d’état-major des armées donner sa démission, a achevé de lui donner cette image autoritaire.

Pour rappel, le Président avait publiquement rembarré le Général lorsque ce dernier a critiqué le budget restrictif accordé à la Défense.

Pour la plupart des français, la communication de l’administration Macron serait trop calculée et trop évidente.

En effet, le chef d’État a mis en place une stratégie visant à désacraliser la fonction présidentielle dans le but de construire une image de Président fort.

 

L’annonce sur l’APL n’aide pas

L’administration Macron a récemment déclaré que les aides personnelles au logement (APL) seraient abaissées de 5 euros par mois dès le premier octobre.

Cette réforme entre dans le cadre du plan d’économie budgétaire décidée lors du quinquennat Hollande.

Si la suppression pure et simple des aides au logement a été évoquée par certains médias, un responsable du ministère a précisé que cette mesure n’avait jamais été envisagée.

Pour rappel 2,6 millions de foyers français bénéficient des APL, ce qui coûte 20 milliards d’euros à l’État.

 

L’impopularité serait inévitable à l’Élysée

Si les Présidents de la République ont un point commun, c’est bien l’impopularité.

D’après François Hollande, cette impopularité serait même un “mal nécessaire” et chaque Président devrait renoncer à une quelconque reconnaissance des français dès son entrée à l’Élysée.

François Hollande aura tout essayé pour se faire aimer des français, et même son renoncement à un second mandat n’aura pas suffi à redorer son image. Il a ainsi achevé son quinquennat en dessous de la barre des 20%.

Lors de la dernière campagne présidentielle, Hollande a payé ses critiques envers le candidat anti-libéral Mélenchon.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo