Theresa May a essuyé un fiasco aux élections législatives la semaine dernière, ce qui donne de la marge de manœuvre à ses opposants politiques qui espèrent toujours un « Brexit doux ».

Après cet échec électoral, la Première ministre a perdu toute autorité concernant la sortie de l’UE, et les cartes sont redistribuées. Rappelons qu’en cas de « Brexit dur », le Royaume-Uni quitterait le marché unique, fermerait ses frontières, et sortirait de la Cour de Justice européenne.

Mais selon le Telegraph, les ministres de May et partisans travaillistes auraient engagé des discussions secrètes afin de forcer May à renoncer à cette solution extrême et maintenir un accès au marché unique. Analyse.

« Soft Brexit », qu’est-ce que c’est ?

The British Pound after elections

Il s’agit d’une solution défendue par les libéraux, travaillistes mas aussi conservateurs qui préféraient initialement maintenir le Royaume-Uni au sein de l’UE.

Elle implique des concessions mutuelles ayant un impact limité pour chacune des parties, comme dans le cas d’un modèle « à la norvégienne ».

Le Royaume-Uni ne ferait plus partie de l’Union, mais aurait toujours accès au marché communautaire en échange d’une contribution annuelle. Quant aux capitaux financiers et humains, ils pourraient toujours circuler librement.

Alors que 55 % du commerce extérieur du Royaume-Uni se fait avec le l’UE, ce modèle aurait pour avantage de limiter les dégâts sur l’économie du pays et de rassurer la City.

Des discussions secrètes dans le dos de Theresa May

D’après The Télégraph, des discussions secrètes ont lieu entre les ministres de Theresa May afin d’encourager un « Brexit doux ».

Le but serait de forcer Theresa May à lâcher du lest sur l’adhésion au marché unique, l’immigration ainsi que l’union douanière. Dans tous les cas, qu’il soit dur ou doux le Brexit sera rapide. L’Union européenne ne peut se permettre d’être suspendue indéfiniment aux tergiversations du Royaume-Uni.

D’u autre côté, le Royaume-Uni est déjà en difficulté avec le ralentissement économique et le retour de l’inflation.

La Première ministre sur la sellette

Theresa May and the Conservative Party

D’après le ministre en charge du Brexit David Davis, il est incontestable que le Royaume-Uni sorte du marché unique. Selon lui, la défaite des conservateurs aux législatives ne change rien à cela.

Mais les partisans d’un « Brexit dur » parmi les conservateurs sont très bien organisés, et sur le point de prendre Theresa May en otage.

Cette dernière est bien consciente de ces négociations, sans toutefois essayer d’y mettre fin. D’après certains, ses jours au gouvernement seraient désormais comptés. Theresa May est toujours en poste, mais sans aucun pouvoir.

Les conséquences d’un « Brexit dur » ?

Le « Brexit dur » coûterait 75 000 emplois 43,2 millions au Royaume-Uni.

Le commerce extérieur du pays serait également affecté en raison du rétablissement des barrières douanières, ainsi que la renégociation de l’ensemble des traités de libre-échanges qui existent avec des nations tierces.

Il s’agit de dispositifs lourds et risqués à mettre en place, sans compter les considérations politiques. Le jeu en vaut ’-il la chandelle ?

Première étape le 19 juin

Brexit and Theresa May

La première étape des négociations officielles du Brexit doit commencer le 19 juin 2017, soit trois mois après l’activation de l’article 50.

Elle sera consacrée à un accord sur trois dossiers phares, à savoir le règlement financier, le sort des expatriés européens après Brexit et la frontière irlandaise.

Malgré la défaite du parti conservateur aux législatives, il est toujours prévu que le Royaume-Uni quitte l’Union européenne en mars 2019.

L’incendie de Londres retarde toute prise de décision

Initialement, les négociations prévues pour respecter le calendrier du Brexit auraient dû reprendre juste après les élections. C’était sans compter l’incendie meurtrier de Londres.

Alors qu’elle a perdu la majorité absolue aux élections, May est lancée dans une opération séduction envers le parti nord-irlandais du DUP qui lui permettrait d’atteindre les 326 sièges au Parlement.

Les négociations commencées depuis plusieurs jours se poursuivent, mais l’incendie de la tour de logements sociaux aura un impact certain sur le calendrier.

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