Après une crise médiatique post-Brexit, la Première Ministre britannique Theresa May a posé sa démission. Son mandat se terminera le 31 octobre, jour où le Brexit prendra effet.

Dimanche 16 juin, les candidats pour la remplacer ont été invités à participer à un débat télévisé sur Channel 4. Toutefois, le candidat favori Boris Johnson, ancien maire de Londres, n’y a pas assisté.

Au-delà d’un débat national, la nomination du prochain Premier Ministre a suscité le vif intérêt des partenaires les plus proches du Royaume-Uni, notamment Bruxelles et la Maison Blanche. Alors, qui sera le candidat le plus susceptible de gagner la course ? Voici quelques éléments de réponse.

Cinq candidats pour un poste

Dimanche 16 juin, six  candidats au poste de Premier Ministre ont participé à un débat de 90 minutes sur Channel 4.

La liste se réduit et ils ne sont désormais plus que cinq, après l’élimination mardi par les députés conservateurs de l’ancien ministre au Brexit Dominic Raab.

Le prochain Premier Ministre devra remplacer Theresa May, au pouvoir depuis la démission de David Cameron. Ce dernier avait décidé de quitter le poste après la victoire du “oui” lors du référendum sur le Brexit en 2016.

Prise au piège du Brexit, Theresa May a récemment décidé de démissionner disant qu’elle avait “échoué à pouvoir délivrer le Brexit”.

En ouvrant le débat, le Ministre au Développement International, Rory Stewart, considéré comme un outsider dans la campagne, a déclaré “quun Brexit sans accord est un total non-sens”.

Quant à l’ex candidat Dominic Raab, il avait expliqué qu’en cas de Brexit dur, il faudrait “se préparer à une impasse en passant des réductions d’impôts dans un budget d’urgence, mettant essentiellement le pays sur le pied de guerre”, a rapporté le Washington Post.

Boris Johnson a un plan

Si Boris Johnson – qui fête ce mercredi ses 55 ans – n’a pas assisté au débat, il avait déjà expliqué très clairement son plan dans la presse britannique. Il a justifié son absence en prédisant que le débat “serait légèrement cacophonique”.

Mais en plein débat, dans ce qui semble être une stratégie planifiée, Johnson a publié une tribune sur le site Web du Telegraph.

Il y a écrit qu’il promettait de nouvelles opportunités à la “Grande-Bretagne abandonnée”, en utilisant les résultats obtenus lorsqu’il était maire de Londres. Dans son article, le politicien a notamment promis aux agriculteurs du Lincolnshire “d’améliorer leur vie (…) aussi vite que possible”.

Quelques heures à peine après le débat, le Ministre de la Santé et des Affaires Sociales, Matt Hancock, retirait sa candidature et exprimait son soutien à Boris Johnson.

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Johnson : version britannique de Trump ?

Lors de sa visite au Royaume-Uni plus tôt ce mois-ci, le président des Etats-Unis, Donald Trump a exprimé son soutien à Boris Johnson, affirmant que “retarder le Brexit serait un échec”.

Lors de son séjour, Donald Trump a déclaré : “Je connais Boris. Je l’aime bien, je l’aime depuis longtemps. Je pense qu’il ferait de même. un très bon travail”.

Le style populiste et la stratégie conservatrice de Johnson semblent avoir conquis le cœur de la Maison Blanche.

Par ailleurs, Bruxelles semble avoir officieusement approuvé Boris Johnson. Reuters a rapporté la semaine dernière que plusieurs officiels reconnaissaient qu’il est le candidat “le plus expérimenté”.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo