D’après l’institut de sondages BVA, la cote de popularité d’Emmanuel Macron a de nouveau chuté au mois d’août, pour enregistrer 19 points de baisse depuis le début de son quinquennat.

Aujourd’hui, seulement 40% des français lui seraient favorables. Ce chiffre n’a jamais été aussi bas pour un Président en début de mandat, et même Nicolas Sarkozy était plus populaire avec 57% de bonnes opinions trois mois après son investiture.

 

Deux chutes de popularité successives

L’été a été meurtrier pour Emmanuel Macron.

L’Ifop a enregistré une première baisse de sa cote de popularité au mois de juillet avec une perte de dix points, et la deuxième au mois d’août avec une perte de 14 points.

Pour le Président, les sondages se suivent et se ressemblent. Ainsi, seulement 40 des personnes interrogées se déclarent satisfaites de son action.

 

Une baisse inédite sous la Vème République

Emmanuel Macron rejoint le club très fermé des Présidents de la cinquième République ayant vu leur popularité chuter en début de mandat.

Jacques Chirac a connu le même sort en 1995 après son annonce de la réforme de la Sécurité sociale.

En août 2012, la cote de popularité de François Hollande était de 54% à la même période, et celle de Nicolas Sarkozy de 69% en août 2007.

Les prédécesseurs de Macron semblent avoir réussi à maintenir leur popularité plus longtemps grâce au soutien massif de leur électorat de premier tour.

“Le fait que la cote de popularité d’un président de la République baisse est assez normal et classique.

Il s’agit d’un réajustement qui s’opère après l’élection présidentielle.

C’est un effet ‘prince charmant’ avec une cote de popularité plus élevé que le socle électoral.

Ce qui est particulier avec Emmanuel Macron, c’est la rapidité et la puissance de cette chute”, Thomas Guénolé, politologue. 

 

Pourquoi une telle dégringolade dans les sondages ?

Macron is president

Lors de sa campagne électorale, Emmanuel Macron a martelé sa promesse de pouvoir changer le pays en cinq ans.

Mais les couacs de l’été associés à de nombreux problèmes de fond ont eu raison de sa popularité.

Macron subit les revers de sa politique “de gauche et droite”: les APL sont baissés de cinq euros, tandis que l’ISF est supprimé.

Lors de sa campagne, il a su séduire les centristes, l’électorat le plus volatil et donc le plus susceptible de changer d’avis.

 

Une stratégie qui ne changera pas

Emmanuel Macron estime qu’il n’a pas été élu pour être populaire, mais pour appliquer son programme.

Cependant, deux scénarios pourraient le faire changer d’avis: dans le cas où sa popularité baisse en dessous des 25%, ou si cette chute est suivie de manifestations dans la rue comme cela a été le cas pour Chirac en 1995.

Cette deuxième issue le mettrait dans l’impossibilité de gouverner.

 

Un recul à gauche mais aussi à droite

Emmanuel Macron a perdu des points dans l’ensemble des catégories sociales, sauf celle des plus favorisés.

Cette baisse est très forts parmi la population ouvrière (-18 points), les retraités (-16 points) mais aussi les jeunes (-14 points chez les 18-24 ans, -15 points chez les 25-34 ans).

Pour ces personnes, sa politique sociale est injuste.

Emmanuel Macron a réussi à se faire élire en étant le plus petit dénominateur commun pour la droite et la gauche, mais quelques mois après son investiture ces électorats sont mécontents.

 

L’affaire de Villiers précipite la chute

Macron meeting with the people

La démission du chef des armées françaises fut le premier revers subi par Macron.

Dans cette affaire, le Président de la République est apparu brutal et autoritaire en recardant publiquement

Pierre de Villiers le 13 juillet dernier.

Après cela, des annonces impopulaires se sont succédées lors des dernières semaines: annonce de la baisse des APL, hausse de la CSG et suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) ont du mal à séduire les français.

 

La pédagogie est devenue le mot d’ordre

Après ces chutes successives de popularité, Macron réagit et presse ses collaborateurs de prôner la “Pédagogie”.

La réuni du gouvernement le 28 août fut l’occasion de donner à ses collaborateurs une petite leçon de communication.

Le Président paie les frais de sa distance avec les journalistes et de sa stratégie de communication trop contrôlée.

Désormais, il se place en première ligne et s’assure que la communication évite tout nouveau couac lors de la rentrée politique.

 

 

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