Après le Brexit, les ministres des Affaires étrangères français et allemand étudié le concept de l’Union européenne du futur, qui serait caractérisée par une intégration beaucoup plus élevée de ses membres.

À travers du document nommé « Une Europe forte dans un monde d’insécurité » et publié sur le site internet du ministère allemand, on peut consulter l’ensemble du projet qui propose de construire une politique européenne d’asile et de migrations ainsi que des ajustements économiques pour les pays supportant le poids de l’austérité tels que l’Italie, la Grèce et le Portugal.

Il s’agit ben et bien d’un projet de « Super État Européen ».

 

Un projet de «super Etat européen» ?

Juste avant la publication de ce document, la chaîne d’information polonaise TVP avait révélé l’existence du projet de Super État Européen. Si ce projet était également imputé aux deux ministres des affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et Frank-Walter Steinmeier, son contenu était en revanche beaucoup plus ambitieux.

a new european state

Il fait état d’une volonté franco-allemande de créer un état européen uni, articulé autour des pays les plus forts de l’Union. Les pays membres auraient le droit d’avoir leur armée, leurs services de sécurités ainsi que leur code pénal.

Mais aucun état membre ne pourrait disposer d’une banque centrale ou d’une monnaie nationale. De plus, chaque état membre perdrait le contrôle de ses frontières et de ses modes de répartition des migrants.

 

“Nous sommes dans une situation difficile”, ajoutant avoir espoir “que Bratislava démontre que nous voulons travailler ensemble.” Angela Merkel

 

Pour le moment, Angela Merkel maintient le suspense

La chancelière allemande a rapidement minimisé la portée de ce document, pour souligner qu’il ne s’agissait que d’une « réflexion entre ministres » et n’engageait aucun État à quoi que ce soit. En fait, ce document contraste avec les propos d’Angela Merkel qui depuis le référendum du Brexit appelle à la patience et à la retenue.

 

“Soit nous envisageons une rupture qui nous affaiblira, soit nous choisissons l’opposé, une union qui donnera à l’Europe une raison d’exister.” François Hollande

 

L’UE, une fin programmée ?

The EU could become a super state

Depuis sa création en 1993, l’UE semble condamnée. Si le but du bloc européen était de se positionner comme un acteur de premier plan à l’instar des États-Unis et de la Chine en pleine croissance, le résultat fut décevant. Les cultures se sont affrontées, et la forte animosité existante entre les pays n’a rien arrangé.

Les peuples européens auraient dû être préparés à l’avance face à la levée des frontières et à la libre circulation qui en découle. Mais rien n’est trop tard. Certes, le réveil sera douloureux pour l’Union européenne, mais il est toujours possible de réparer les erreurs du passé en réveillant le sens de la communauté et en rétablissant une responsabilité partagée par tous.

“Les gens veulent savoir si, oui ou non, l’élite de l’Europe peut reprendre le contrôle d’une situation qui les a dépassés, désorientés et effrayés. Beaucoup pensent maintenant que l’adhésion à l’UE fait obstacle à la stabilité et à la sécurité.”, Donald Tuskn, Président de la Commission européenne.

Un projet qui ne plaît pas à tout le monde

D’après le ministre des affaires étrangères polonais Witold Waszczykowski, ce projet de Super État européen pourrait mettre fin à la souveraineté des nations. Certes, la Pologne n’a jamais manifesté son désir de quitter l’UE, mais cela n’est pas pour autant qu’elle est en faveur du resserrement des liens entre les pays de l’Union. Il a vivement encouragé les membres à engager une réflexion sur le fonctionnement des institutions.

contact us btn icon

Passez à l'étape supérieure avec Alvexo Donnez nous la possibilité de vous contacter.

Ravi de vous rencontrer! Utilisez au moins 3 caractères
C'est bon! Quelque chose ne colle pas. Veuillez réessayer
x

On se connait déjà! Connectez-vous ou récupérez votre mot de passe

Êtes-vous sûr? Veuillez réessayer s’il vous plaît
+ -
A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo