Alors que 174 sociétés du S&P 500 publient leurs résultats trimestriels, il s’agit d’une semaine importante pour Wall Street.

Comme à leur habitude, les géants du web monopolisent l’attention : tandis que l’avenir financier de Facebook (FB) s’assombrit, Alphabet (GOOGL) et Amazon (AMZN) ont affiché des performances exceptionnelles au second trimestre.

Le géant du e-commerce Amazon montre qu’il est de plus en plus rentable grâce à la diversification de ses activités, et Alphabet affirme plus que jamais sa domination sur le marché de la publicité en ligne.

  • Alphabet affiche un chiffre d’affaires en hausse de $26,2 milliards (+26%) contre $25,6 milliards attendus.
  • Amazon affiche un chiffre d’affaires de $52,89 milliards (+39%) contre $53,40 milliards attendus.

Alphabet, roi de la publicité en ligne

La maison mère de Google a publié des résultats trimestriels bien au-dessus des attentes. Le chiffre d’affaires atteint $32,66 milliards au deuxième trimestre, soit une progression de 26% par rapport au premier trimestre. C’est bien au-delà des estimations des analystes qui tablaient sur $32,17 milliards.

Alphabet a fait mieux que le consensus, et ce malgré l’amende de $5 milliards imposée par les régulateurs européens. Pour la première fois, la croissance de ses coûts d’acquisition, une dépense clé pour le groupe, a diminué.

La marge d’exploitation du groupe a de son côté atteint 24% versus 22,5% au premier trimestre (sans compter l’amende antitrust de $5 milliards subie). Le bénéfice par action a quant à lui atteint $10,58, bien dessus des estimations moyennes de $9,59.

En excluant la pénalité anti-trust, le profit d’Alphabet a augmenté de 32% pour atteindre $8,3 milliards. Cela équivaut à $11,75 par action, versus $9,50 anticipés par les analystes.

86% du chiffre d’affaires de Google provient de la publicité en ligne, ce qui représente un chiffre d’affaires global de $28,1 milliards au second trimestre. Ce chiffre était de $22,7 milliards il y a un an. Le coût par clic a de son côté diminué de 22% sur un an et de 10% par rapport au trimestre précédent.

Amazon se diversifie plus que jamais

La firme de Seattle a affiché des résultats exceptionnels au second trimestre : son chiffre d’affaires a augmenté de 39%, soit $52,89 milliards (en dessous du consensus de $53,40 milliards), et son bénéfice net affiche $2,53 milliards.

Par ailleurs, son bénéfice par action s’établit à $3,27 versus $1,26 établi par Thomson Reuters. Le groupe prévoit un chiffre d’affaires compris entre $54 et $57,5 milliards au troisième trimestre, contre $43,7 milliards l’an dernier.

Après l’annonce jeudi, Amazon affichait $877,3 milliards de capitalisation boursière, avec une action en hausse de 3%. Le groupe a fini la séance de jeudi à $877,3 milliards. Depuis le début de l’année, l’action du groupe a progressé de 60%, ce qui a fait de son PDG, Jeff Bezos, l’homme le plus riche du monde.

Ce qu’on oublie souvent, c’est qu’Amazon a mis des années avant de devenir rentable. C’est désormais chose faite grâce à la diversification de ses activités et notamment au service de “cloud” Amazon Web Services (AWS) qui a rapporté au groupe $6,1 milliards de chiffre d’affaires au second trimestre. C’est 50% de plus qu’au premier trimestre.

Alors qu’Amazon était à l’origine cantonné à la vente de livres sur internet, le e-commerce ne représente aujourd’hui plus que la moitié de ses bénéfices. Cette part était de deux tiers il y a deux ans. Force est de constater qu’Amazon se détourne de son métier originel, nécessitant des coûts de livraison élevés, pour se concentrer sur des activités plus rentables.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo