Il semble que Samsung et Apple aient du souci à se faire. Après Huawei en 2013, ZTE est un autre fabricant de smartphones chinois à envahir le marché européen.

Si le fabricant s’est lancé dans la bataille de manière tardive, il compte néanmoins bousculer ses concurrents et se hisser rapidement à la quatrième place européenne. Un an après le premier Axon, ZTE persiste et signe avec son nouveau smartphone baptisé Axon 7, qui mise sur un rapport caractéristiques/prix imbattable. La stratégie du chinois est donc on ne peut plus simple : de caractéristiques haut de gamme à bas prix.

 

Lassé de fabriquer pour les autres, le fabricant met en avant sa propre marque

L’Axon7, smartphone haut de gamme de la marque, symbolise à lui seul les ambitions du fabricant chinois ZTE, qui opère en ce moment même un changement de son modèle économique : après avoir fabriqué des smartphones en marque blanche pour les opérateurs télécom pendant des années, le groupe souhaite à présent voir plus grand et être connu du grand public comme marque en tant que telle.

 

56 millions, c’est le nombre de smartphones vendus par ZTE en 2015

Si avec ce chiffre le groupe se place directement dans le top 10 mondiaux des ventes de smartphones, il vise la quatrième place des ventes en Europe dès 2018, directement après Samsung, Apple et son compatriote Huawei. Vous avez dit ambitieux ? La saturation du marché des smartphones ne semble pas non plus l’arrêter. Alors que beaucoup d’acteurs sont à la traîne comme Sony, LG ou HTC, la stratégie de ZTE se concentre sur sa notoriété afin de séduire le grand public. Aussitôt dit, aussitôt fait, le groupe sponsorise des équipes de football en Allemagne et en Espagne.

« Après notre succès aux Etats-Unis, où nous sommes aujourd’hui le numéro quatre du marché, nous souhaitons maintenant développer nos ventes en Europe et notamment en France, où nous voyons un grand potentiel », Scott Zhang, président de ZTE en Europe de l’ouest.

 

Réussite hors Chine : un élément différenciant

C’est en tout cas ce qu’affirme le directeur Europe de ZTE Scott Zhang selon qui la réussite du groupe hors de la Chine est un véritable élément différenciant par rapport à ses concurrents chinois, car c’est une démarche révélatrice d’une révolution en interne, pour passer du statut d’entreprise internationale à celui de multinationale.

«De nombreux fabricants chinois sont capables d’assembler un bon smartphone. Mais nous, nous les adaptons à la demande des clients des pays développés, nous avons la connaissance de ces marchés, la maîtrise de la logistique, des contraintes fiscales et juridiques. D’autres se cassent les dents parce qu’ils n’ont pas les bonnes plateformes pour exporter.» Scott Zhang, président de ZTE en Europe de l’ouest.

 

L’Axon 7, un smartphone haut de gamme qui en a sous le capot

La marque s’est adaptée à la concurrence et soigné le design de ce nouveau modèle, en collaboration avec Designworks, du groupe BMW. Avec un écran de 5,5 pouces et un processeur Snapdragon 820 MSM8996 comprenant 2 cœurs cadencés à 2GHz et 2 cœurs cadencés à 1.6GHz, c’est aussi une vraie machine de guerre. L’AXON 7 est un smartphone haut de gamme qui bénéficie également d’une qualité sonore christalline et d’un appareil photo qui délivre une qualité semblable à celle d’un Reflex.

 « Nous essayons de satisfaire aux standards en vigueur dans les pays développés. Nous investissons beaucoup dans la R&D et le design »Scott Zhang, président de ZTE en Europe de l’ouest.

 

ZTE : stratégie de montée de gamme

Dans le secteur du mobile comme dans tous les autres, les marquent chinoises sont agressives et progressent grâce à des pratiques de montée de gamme, et l’AXON 7 de ZTE ne fait pas exception à la règle. Dans les traces du Huawei, ZTE poursuit sa conquête du marché premium, débutée avec les modèles Axon lancés en 2015. Si le groupe est davantage connu pour fabriquer des équipements réseau que des smartphones, il a débuté dans le mobile pour le compte des opérateurs télécoms, sous marque blanche, pour plus tard se tourner vers la fabrication de smartphones pour son propre compte. ZTE continue aujourd’hui de travailler pour les opérateurs qui représentent la moitié des revenus du mobile, et ne voit pas l’urgence d’arrêter. On peut même supposer que la marque joue sur les deux tableaux, et se rapproche du grand public grâce à ces collaborations avec Orange et SFR.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo