Moins d’un mois après le 47ème anniversaire du premier pas sur la Lune effectué par Neil Armstrong lors de la mission Apollo 11, c’est au tour d’une start-up californienne d’entrer dans l’Histoire. Dès l’année prochaine, Moon Express deviendra la première entreprise privée non-gouvernementale à obtenir l’aval de la FAA (l’Agence fédérale de l’aviation américaine) pour explorer l’espace et expédier une capsule non habitée vers la Lune.

 

Un grand pas pour les sociétés privées

Moon Express a été créée en 2010 par trois américains de la Silicon Valley passionnés d’aéronautique, Bob Richards, Naveen Jain et Barney Pell. Leur ambition, être les pionniers de l’exploration commerciale et ainsi servir de référence dans ce secteur. Moon Express a débuté en 2011 par un test probant de prototype de capsule, en partenariat avec la NASA. En 2012, la start-up a participé au concours Google Lunar XPRIZE qui promettait 20 millions de dollars à qui pourrait développer une méthode d’exploration spatiale « low cost ». Depuis, la société a obtenu l’autorisation des autorités américaines d’envoyer une capsule sur la lune pour l’année prochaine. Pour la première fois de l’histoire, une société privée va explorer la Lune, voire même exploiter ses ressources, alors que jusqu’à présent celles-ci étaient limitées à l’orbite autour de la Terre. Toutefois, cette autorisation est seulement ponctuelle et Moon Express devra refaire une demande si elle souhaite remettre le couvert.

 

“Voyager dans l’espace est le seul chemin à suivre pour assurer notre survie et créer un futur illimité pour nos enfants”, déclarent les dirigeants de la société Moon Express.

 

Développer un robot pour réduire les coûts de l’exploration spatiale

Un des objectifs des fondateurs de Moon Express consiste dans l’élaboration d’un robot scientifiquement innovant et économiquement moins couteux. Ils affirment vouloir « lever le voile sur les mystères qui planent sur la Lune : comprendre comment ses ressources peuvent être exploitées au bénéfice de la Terre et de ses habitants ». Moon Express a spécialement créé un atterrisseur lunaire de neuf kilos baptisé MX-1 capable de se déplacer par bonds successifs. Il sera placé sur la fusée expérimentale Electron qui s’envolera vers la Lune en 2017. Dans un premier temps, Moon Express se contentera de toucher la surface de la Lune et transmettre des photos et des vidéos vers la Terre. Le but ultime sera ensuite exploiter les sous-sols du satellite naturel, pour en extraire les minerais. La sonde envoyée dans l’espace pour un voyage sans retour de deux semaines sera de taille très limitée, et ne transportera aucun astronaute.

 

“Nous sommes à présents libres d’aller explorer le ‘huitième continent’ de la Terre – la Lune – pour en apprendre davantage sur sa nature et y chercher des ressources propices à toute l’humanité”, Bob Richards, PDG de Moon Express.

 

Une aventure rendue possible par le vote du Space Act

La loi Space Act votée en 2015 par le gouvernement américain autorise des investisseurs américains privés à s’approprier les ressources extraites de tout objet du système solaire, et donc de la Lune. Les sociétés spatiales privées, jusque-là limitées à l’orbite de la Terre, peuvent maintenant aller plus loin, vers d’autres planètes.

 

“Dans 15 ans, la Lune tiendra une place importante dans l’économie de la Terre. Elle pourra être considérée comme notre résidence secondaire”, Moon Express

 

Moon Express a dû batailler face à la FAA

Moon Express a du faire preuve de volonté pour persuader le gouvernement américain, y compris la Maison Blanche, ainsi que l’Agence spatiale américaine. La start-up a dû transmettre un certain nombre d’informations avant d’obtenir le précieux sésame. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que malgré tous les obstacles franchis pour obtenir cette autorisation, ce cas va faire jurisprudence pour toutes les autres sociétés qui souhaitent explorer l’univers. Virgin Galactic, déjà dans la course depuis un certain moment, progresse dans ses démarches destinées à pouvoir effectuer des vols commerciaux dans l’espace.

 

“Pour la première fois dans l’histoire des voyages spatiaux, une entreprise privée quittera ce Monde pour aller en explorer un autre”, Moon Express

 

La Lune, un plan B pour l’humanité sur le long terme ?

D’après l’équipe de Moon Express, l’être humain devra tôt ou tard se résigner à quitter la planète Terre, et a donc besoin d’un plan B. D’après David Rothery, professeur en géosciences à l’Open University, la Terre n’est qu’un château de cartes, qui peut s’effondrer à tout moment, au bon vouloir de telle ou telle catastrophe naturelle, qu’il s’agisse par exemple d’une éruption volcanique, ou bien d’une chute de météorite qui rendraient la Terre inhabitable pour l’humanité. Mais sans en arriver là, les ressources naturelles arrivent à épuisement sur notre planète et l’extraction de matières premières lunaires pourrait être une solution à cette situation alarmante. Depuis les années 1960, la Lune n’a cessé d’être considérée comme une terre d’accueil pour l’espèce humaine. Cependant d’après le scientifique Dr Scholz, directeur de l’observatoire scientifique de l’Université de St. Andrews, la Lune demeure un challenge pour l’être humain en tant que tel en raison de l’absence d’éléments chimiques nécessaires à sa survie (tels que l‘hydrogène, le nitrogène et surtout l’oxygène) ainsi que le risque indéniable de chute de météorites ou encore, la faiblesse de son champ magnétique. Là-dessus s’ajoute le fait que le manque d’atmosphère entraîne des changements de température extrêmes et que le taux de radioactivité est si élevé qu’il rend la vie quasi impossible pour le commun des mortels.

contact us btn icon

Passez à l'étape supérieure avec Alvexo Donnez nous la possibilité de vous contacter.

Ravi de vous rencontrer! Utilisez au moins 3 caractères
C'est bon! Quelque chose ne colle pas. Veuillez réessayer
x

On se connait déjà! Connectez-vous ou récupérez votre mot de passe

Êtes-vous sûr? Veuillez réessayer s’il vous plaît
+ -
A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo