L’idée semblait simpliste et peu innovante : une plateforme de visioconférence sécurisée, accessible à tous et disponible en version freemium. Jusque-là, rien d’original… Mais en pleine pandémie, la start-up Zoom s’est révélée être un outil indispensable dans le monde de l’emploi, de l’éducation, mais aussi de la médecine, de la diplomatie et des médias. 

En seulement trois mois, entre avril et juin, Zoom a gagné plus de 663 millions de dollars de chiffre d’affaires, soit une augmentation de 355% comparé à l’année dernière.

La visioconférence devrait rester un nouveau moyen de communication en entreprise. Des géants de la télécommunication l’ont bien compris et se lancent sur les traces de Zoom à la conquête de ce marché en plein essor. Enquête.

2020, un sans-faute pour Zoom

Alors qu’on parle d’une économie au ralenti pour des milliers d’entreprises, pour Zoom la pandémie a eu l’effet d’un levier. Petite start-up de la Silicon Valley lancée en 2011 par Eric Yuan, ancien vice-président de l’entreprise de télécommunications Cisco Webex, Zoom est rapidement devenue une “licorne” – valorisée à un milliard de dollars en 2017, soit seulement six années après son lancement.

Mais c’est avec la pandémie du Covid-19 que Zoom s’est fait connaître du grand public. Avec ses conférences virtuelles gratuites et payantes, Zoom est devenue une entreprise dont le titre est l’un des plus convoités de Wall Street.

+20% en une séance ce lundi

D’après Les Echos, le titre de la start-up a pris 20% en seulement une séance ce lundi après l’annonce de ses résultats trimestriels. L’action est passée de 325 à 457 dollars en une journée.

L’entreprise californienne a gagné plus de 663 de millions de dollars de chiffre d’affaires d’avril à juin, soit 355 % de plus que l’année dernière à la même période. Son bénéfice net a atteint près de 186 millions, contre moins de 6 millions il y a un an”, précise le quotidien.

 

Sans compter que le nombre de gros clients a littéralement doublé ce trimestre passant à 988. Et par « gros clients », Zoom entend « les entreprises qui lui ont rapporté plus de 100.000 dollars de revenus dans l’année passée », précise Les Echos.

Des résultats qui ont su attiser la convoitise – aussi bien dans la baie de San Francisco qu’en Asie. 

A lire sur Alvexo: “Silicon Valley: 2018 et la fin des super-patrons”

Qui sont les concurrents de Zoom ? 

À l’annonce de ces résultats, les GAFAM n’ont pas manqué de rappeler leurs outils mis à la disposition de leurs utilisateurs – et de leurs contacts.

Google, tout d’abord, a lancé Google Meet, une nouvelle version gratuite de Google Hangouts, tout comme Facebook, qui, inspiré par Zoom, a lancé des “salles de discussion” et Microsoft a une application “Teams” pour les appels vidéo en entreprise.

En Inde, le géant Reliance a lancé JioMeet, une application gratuite similaire à Zoom qui a atteint 100 000 téléchargements quelques heures après son lancement. 

Non seulement Jiomeet propose des téléconférences gratuites – contrairement à Zoom, qui plafonne l’accès gratuit à 40 minutes, mais permet d’inviter jusqu’à 100 personnes. 

L’action de Reliance Industries, l’entreprise mère de JioMeet, a gagné 37% de sa valeur depuis l’annonce du lancement début juillet.

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A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo

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