Quelques semaines après la disparition de Johnny Hallyday, une autre idole de jeunes nous a quitté. D’après l’AFP, la chanteuse France Gall a perdu son combat contre le cancer le dimanche 7 janvier 2018. L’ancienne compagne de Michel Berger s’est éteinte à l’hôpital américain de Neuilly où elle était hospitalisée depuis la mi-décembre après une récidive de son cancer.

Une autre idole des jeunes nous quitte

La chanteuse France Gall avait du être hospitalisée au mois de décembre dans un grand hôpital parisien pour traiter des problèmes respiratoires liés à une probable récidive de son cancer qu’elle avait surmonté en 1993. La chargée de communication de la chanteuse avait alors demandé aux fans de ne pas chercher à en savoir plus, le pronostic vital étant déjà engagé.

Icône des années 70 à 90, France Gall a eu une longue carrière. Sur scène dès l’âge de 16 ans, elle laisse derrière elle des dizaines des chansons composées par Michel Berger et Serge Gainsbourg.

Parmi les plus connues d’entre elles, on peut citer “Poupée de cire, poupée de son” (1964) “Les sucettes à l’anis” (1966), ” La déclaration d’amour” (1974),  “Si, maman, si”  (1977), ” Besoin d’amour”  (1979), ” Il jouait du piano debout”  (1980), “Résiste” (1981), “Débranche” et “Hong Kong Star” (1984), “Calypso” et ” Césanne peint” (1985), ” Babacar” et “Ella, elle l’a” (1987), ou ” Évidemment ” (1988).

Enfant star, sur scène à l’âge de 16 ans

La petite Isabelle Gall a vu le jour en 1947 à Paris. Issue d’une famille de musiciens, elle apprend le piano et la guitare très jeune. À seulement 15 ans son père lui fait enregistrer son premier titre « Ne sois pas si bête » en 1963. Isabelle, devenu alors France, commence à se faire un nom chez les yé-yé.

Si son second 45 tours sorti en 1964 rencontre un franc succès, c’est sa rencontre avec Serge Gainsbourg qui lui apporte la notoriété: la chanson “Poupée de cire, poupée de son” lui fait gagner l’Eurovision à Naples en 1965.

En écrivant une quinzaine de chansons pour la jeune France Gall, Serge Gainsbourg la propulse au rang de star internationale dans les années 1970. Jouant de son apparente innocence et de ses airs de poupée blonde, il lui fait chanter des textes à double sens tels que ” Les Sucettes “.

Bien que provocante, la chanson rencontre un énorme succès. France Gall stoppera sa collaboration avec Gainsbourg pendant un temps, se sentant moquée pour sa candeur.

Une vie marquée par les tragédies

Tout au long de sa vie France Gall a connu l’amour, la gloire, le succès, mais aussi de nombreux drames. Cela commence en 1986 lorsque Daniel Balavoine, le meilleur ami du couple Gall Berger, perd la vie dans un accident d’hélicoptère sur le Paris-Dakar. Cela donne naissance à la chanson “Evidemment”.

Le 2 août 1992 Michel Berger est emporté par une crise cardiaque à seulement 44 ans. France Gall perd à la fois son mari, le père de ses deux enfants mais aussi son plus proche collaborateur. En 1997, elle perd sa fille emportée par la mucoviscidose.

Se remémorer France Gall est impossible sans parler de celui dont elle dut la femme et l’interprète pendant presque 20 ans. Au milieu des années 1970, France Gall est en quête de renouveau. Elle est contactée par un auteur compositeur du nom de Michel Berger, ayant travaillé avec Véronique Sanson et Françoise Hardy.

Sous son influence, elle signe les titres mythiques “Ella elle l’a”, ” La déclaration d’amour ” (1974) ou encore ” Si, maman, si ” (1977). Gall et Berger incarnaient les versant lumineux et optimiste des années 80, par opposition à l’érotisme noir porté par Gainsbourd et Birkin.

Il n’y a pas que les français qui pleurent France Gall après l’annonce de sa mort le 7 janvier. Le Sénégal est également très affecté par sa disparution, l’artiste s’étant retirée dans le pays africain sur l’île depuis la mort de sa fille Pauline en 1997.

Si beaucoup l’imaginaient recluse en France, c’était en fait tout le contraire. En Afrique, France Gall était une femme très entourée et avait même ouvert un restaurant sur la plage.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo