D’après la communauté scientifique, la qualité de l’air s’améliore en France, et ce même si le pays dépasse la plupart des normes européennes en matière de particules fines. En effet, le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air a noté une amélioration progressive, due aux différentes stratégies et plans d’action mis en place.

La France affiche très régulièrement des pics de pollution qui dépassent les niveaux fixés par la Commission Européenne. En plus de poser des problèmes de santé publique, la pollution atmosphérique coûte chaque année plusieurs milliards d’euros au gouvernement.

Amélioration “progressive” de la qualité de l’air

A en croire le LCSQA qui a publié un document sur l’évolution de la pollution atmosphérique, la qualité de l’air s’améliore progressivement en France grâce aux différentes stratégies et plans d’actions mis en place par le gouvernement depuis plusieurs années.

Plus en détail, entre 2000 et 2010 les concentrations de dioxyde d’azote et particules PM10, à savoir les indicateurs les plus dangereux pour la santé, ont diminué de 17,3% et 15,1%. Autres signes encourageants, les pics d’ozone (O3) ont baissé de 3,8%, tandis que les métaux lourds se sont réduits de manière substantielle.

Stagnation des particules fines

Les chercheurs sont toujours inquiets quant aux composés azotés dans les particules fines, qui affichent une stagnation depuis 2000. L’été dernier, le Conseil d’État a donné au gouvernement français jusqu’au 31 mars 2018 pour faire baisser les concentrations de PM10 et de N02 sous les valeurs limites fixées par les directives européennes.

La pollution : 50 000 morts prématurées en France

Avec 50 000 morts par an directement attribués à la pollution atmosphérique, la qualité de l’air reste la principale préoccupation des français en ce qui concerne l’environnement. L’urgence sanitaire est réelle, et les polluants meurtriers les plus fins sont ceux qui font plus de dégâts : PM2,5, de diamètre inférieur à 2,5 micromètres.

Pesticides dans l’air mesurés à partir de 2018

Après le vote surprise de l’Europe sur le glyphosate, l’organisme chargé de la qualité de l’air en France Airparif surveillera à partir de 2018 la présence dans l’air de 90 substances et polluants jugés dangereux. Cette stratégie nationale de surveillance fait partie du plan français visant à réduire les émissions de polluants atmosphériques entre 2017 et 2021. Cette campagne d’une durée d’un an permettra des prélèvements sur deux sites pour chaque région française, dans le but d’évaluer l’exposition moyenne des citoyens aux polluants.

Vérifiez en temps réel la pollution de l’air près de chez vous

Un indice européen de la pollution atmosphérique a été créé par l’Agence Européenne de l’Environnement pour permettre à chaque citoyen de vérifier la présence près de chez lui des 5 polluants les plus dangereux : le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre, les microparticules (PM2,5 et PM 10) ainsi que l’ozone. Les données sont calculées en temps réel grâce à plus de 2000 stations de mesures réparties sur le continent.

Quelles sont les mesures du Plan Climat de Nicolas Hulot ?

Le Ministre de la Transition écologique a annoncé les quatre mesures phares de son plan climat qui constituent selon lui “le paquet de solidarité climatique”, à savoir :

  • Prime à la conversion pour les véhicules polluants : les ménages à revenus modestes souhaitant changer leur ancien véhicule polluant en faveur d’une voiture thermique émettant moins de CO² bénéficieront dès 2018 d’une prime de 500 à 1.000. Cela s’ajoute aux 6.000 de bonus attribués aux véhicules électriques.
  • Délivrance d’un “chèque énergie”, dispositif étendu à l’ensemble du territoire après avoir été testé dans quatre départements. Ce dispositif devrait, selon Nicolas Hulot permettre à 4 millions de ménages français de régler leurs factures énergétiques. Le chèque d’un montant de 150 en 2018 et 200 en 2019 sera versé automatiquement.
  • Le crédit d’impôt pour la transition énergétique devient une prime : dès 2019, le Cite sera transformé en prime et versé dès la fin des travaux. Pour rappel, le Cite a pour but d’encourager les travaux d’amélioration énergétique des bâtiments.
  • Un coup de pouce pour changer sa chaudière : pour les ménages les plus modestes souhaitant changer leur chaudière à fioul polluante, en faveur d’un système basé sur les énergies renouvelables, une aide de jusqu’à 3.000 euros pourra être accordée.
A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo