En France, c’est bien connu, l’apprentissage des langues se fait laborieux en classe et ne facilite guère le commerce avec les autres pays, une fois le diplôme en mains. Alors que deux tiers des Français ne parlent aucune langue étrangère, l‘institut Digischool rapporte que seulement 14% de ce tiers polyglote parle très bien – voire couramment une deuxième langue. En clair, moins d’un Français sur dix peut parler couramment une autre langue.

Visite du Premier Ministre Edouard Philippe

Pour relancer la balance internationale, le Premier Ministre Edouard Philippe s’est rendu à l’école de commerce renommée de l’Edhec à Lille. Pas étonnant d’ailleurs que le communiqué de presse de l’école soit publié… en anglais, sur leur site Internet. Il a notamment expliqué durant son discours que “les managers de demain devraient parler l’anglais couramment”.

“Il faut savoir parler anglais”

Alors que la France se situe 25ème en Europe au rang de l’obtention du TOEFL, le diplôme d’évaluation de la langue anglaise, les explications sont multiples. Les écoles publiques n’ont pas l’obligation d’enseigner une langue étrangère avant le collège, alors qu’en Scandinavie, par exemple, on l’apprend dès la maternelle, les initiatives et les partenariats pour l’apprentissage sont faibles et peu encouragées. Dans un article publié sur le site de Libération, Edouard Philippe a insisté sur le fait qu’il faut savoir parler anglais “si l’on veut faire partie de la mondialisation”. Il a promis que l’Etat financerait désormais le passage d’un examen de type TOEFL pour chaque lycéen, d’une valeur de €200, et ce pour chaque étudiant.

D’autre part, le solde négatif de plus de €62 milliards de la balance commerciale est le pire enregistré depuis 2012 en France. Pour le contre-balancer, le Premier Ministre a sorti d’autres armes. Il a notamment annoncé la fusion des Chambres de Commerce et de l’Industrie (CCI) et d’UniFrance en région. Ainsi, il souhaite améliorer la synergie des différentes institutions qui s’occupent de l’exportation française. Il a ajouté la création prochaine de nouvelles aides pour les entreprises, qui souhaiteraient s’implanter et se développer à l’étranger.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo