Le sort s’acharne contre “Solo: a Star Wars Story”. Entre une production catastrophique, des critiques incendiaires et une lassitude des fans, le dernier Star Wars est un échec spatial.

Après un mois en salles, il s’avère être l’épisode le moins rentable de la saga et le premier à perdre de l’argent depuis le rachat par Disney. En bref, c’est un flop.

Le plus mauvais démarrage en salles

Solo a enregistré le plus mauvais démarrage de la franchise depuis le rachat par Disney. Quatre jours après sa sortie aux États-Unis, il a rapporté seulement 103 millions de dollars contre 130 attendus. Cerise sur le gâteau, les recettes du film auraient chuté de 65% à la fin du premier weekend en salles. Un mois après, ses recettes ont atteint 250 millions de dollars, soit son budget de production initial.

Le premier spin-off produit par Disney, Rogue One, avait quant à lui rapport 155 millions le premier weekend et était déjà considéré comme un échec. Alors que le film devrait engranger entre 450 et 500 millions de dollars pour être vraiment rentable, les experts estiment que l’il devrait en rapporter seulement 400 millions. Solo est en passe de devenir le premier film de la saga Star Wars à perdre de l’argent.

Ces chiffres ne vous parlent pas ? Rogue One avait rapporté 1056 millions de dollars au box-office mondial, et Le Réveil de la Force 2068 millions. Avec seulement 400 millions, Solo fait pâle figure.

Une vague de critiques acerbes a accompagné l’échec commercial du film. Alors que les fans se posaient des questions et élaboraient des stratégies sur le passé de Han Solo, le film en dit trop, beaucoup trop.

Cette démarche commerciale transforme le spectateur en consommateur. Comme pour remplir un cahier des charges, le film enchaîne la rencontre entre Han et Chewie ou encore l’obtention du Faucon Millénium de manière grossière. Le tout est accompagné de scènes d’actions efficaces mais qui n’ont absolument pas l’envergure des Star Wars de George Lucas.

Les 4 raisons de l’échec de Solo

1. La production cauchemardesque

Tout d’abord, les deux réalisateurs du film, à savoir Phil Lord et Chris Miller, ont été remerciés avant la fin du film pour avoir poussé les acteurs à l’improvisation et transformé le film en comédie. C’est le réalisateur de “Da Vinci Code” Ron Howard qui a été appelé à la rescousse pour sauver les meubles et tourner les scènes manquantes. Il a fini par retourner 80% du film, ce qui n’a pas arrangé le retard. Enfin, l’acteur supposé jouer le méchant Michael K.Williams a été remplacé à la dernière minute par Paul Bettany.

2. La saturation des fans

Après la sortie de “Star Wars, épisode VIII : Les Derniers Jedi” en décembre dernier, les fans sont divisés. Ils s’interrogent de la légitimité de la franchise créée par George Lucas après le rachat par Disney. Déçus, de nombreux fans inconditionnels ont même pris la décision drastique de ne plus retourner au cinéma voir les films.

3. Une erreur marketing

À peine six mois se sont écoulés entre la sortie du dernier opus de la saga et celle de Solo. Alors que Star Wars a connu seulement 6 films en 40 ans. Durant les trois dernières années, 4 nouveaux films sont sortis.

Il s’agit d’une véritable erreur de marketing: le “mythe” Star Wars n’existe plus. Aujourd’hui, Disney applique la même stratégie que pour les films de Marvel, chose à laquelle les fans de Star Wars ne sont pas habitués.

4. Solo n’est pas Solo sans Harrison Ford

La performance d’Alden Ehrenreich, le jeune acteur jouant Solo, était attendue au tournant par les fans. Ces derniers ont jugé le film triste et désincarné sans l’acteur mythique. Loin de lui rendre hommage, son remplaçant s’est contenté de mimiques les gestes de son aîné, sans jamais apporter de touche personnelle.

Comme le rappellent les fans, “Han Solo est tout sauf un personnage comique. Il est plutôt sarcastique et égoïste”. D’après les rumeurs, Alden Ehrenreich auraient dû prendre des cours de théâtre durant le tournage pour améliorer son jeu.

A noter : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue d'Alvexo