L’industrie des clubs, discothèques et festivals est inquiète: un nouveau décret mis en place par le gouvernement afin de prévenir les risques liés au son amplifié les oblige à prendre des mesures pour baisser le volume. Selon de nombreux artistes et établissements du monde de la nuit, ce décret porte atteinte à leur liberté d’expression et de création.

Ces derniers s’expriment d’ailleurs sur le site de Libération, où une tribune demandant la renégociation de la loi a été publiée. Là où le bât blesse, c’est que les bars et clubs seraient contraint d’effectuer des investissements très lourds afin d’être dans les normes. Cela signerait donc la fin des petits établissements.

Un décret pour protéger l’audition du public

La réforme a pour but de protéger le public, qui peut être régulièrement exposé à des niveaux sonores mettant en danger sa santé auditive. Pour les lieux présentant une capacité d’accueil supérieure à 300 personnes, iil faudra obligatoirement aménager des espaces de repos.

Si ces espaces ne sont pas installés, le son sera réduit durant la soirée pour ce qu’on appelle des “temps de repos sonore”. Dans tous les cas et quelle que soit leur capacité d’accueil, tous les établissements devront limiter le niveau sonore à 80 dB. Mais cela n’est pas tout: les établissements seront contraints d’informer le public sur les risques auditifs encourus et de fournir des protections auditives gratuites.

La mort des petits établissements ?

A priori, le décret ne devrait poser aucun problème aux discothèques qui auront simplement à baisser le potentiomètre. Mais pour les concerts et en particulier les petites salles, cela devrait être beaucoup plus complexe.

Mais d’après la tribune « Faîtes du bruit pour sauver la musique » publiée sur Libération le 23 octobre dernier, le décret très contraignant pourrait entraîner la mort des petits établissements.

En effet, tous les lieux qui diffusent de la musique amplifiée seront obligés d’enregistrer les niveaux sonores auxquels le public est exposé, et ce en continu !

Des mesures qui manquent de fiabilité

La tribune met en avant le manque de fiabilité de ces mesures: en effet le niveau du son n’est jamais le même dans tous les endroits d’une salle et pour toutes les personnes.

À en croire les spécialistes, non seulement ces dispositifs sont presque impossibles à mettre en place, mais il représentent également des coûts de mise en place faramineux pour les établissements touchés.

Les clubs, des lieux de liberté

Les amis se chauffent avec des coups de vodka pendant qu'ils passent une soirée relaxante au pub. Groupe d'amis ensemble s'amuser

Dans les salles où la musique est diffusée, les basses sont essentielles aux nouveaux genres électroniques. Or, ce sont justement les fréquences les plus touchées par le décret du gouvernement.

D’après les discothèques, la norme va inévitablement atténuer les vibrations ressenties par le public, ce qui pourrait dénaturer leur expérience. Elles rappellent que les établissements de nuit sont des espaces de liberté artistique, et qu’une musique ne se ressent pas de la même manière suivant le volume. La tribune de Libération va encore plus loin en disant:« les vibrations perçue par le public de manière physique font partie intégrante de l’ADN des œuvres musicales. »

Le niveau sonore réduit de 3 décibels

Concrètement, le décret du gouvernement impose une réduction du niveau sonore à hauteur de 3 décibels. Si ce chiffre peut paraître petit, il n’est pas anodin: par comparaison, on passe du bruit d’un avion dans un aéroport au bruit d’une meuleuse.

Selon l’association JNA qui organise des campagnes de prévention sur les risques liés a bruit, en France 12 à 13% de la population est touchée par des problèmes d’audition. L’oreilles humaine commencerait à subir des troubles auditifs sévères comme des risques de surdité après une exposition à 85 décibels pendant plus de huit heures.

1 500 euros d’amende en cas d’infraction

En cas d’infraction au règlement, les actions seront les mêmes qu’avant à savoir une saisie de l’équipement de sonorisation ainsi qu’une amende de 1 500 euros et 3 000 en cas de récidive.

contact us btn icon

Passez à l'étape supérieure avec Alvexo Donnez nous la possibilité de vous contacter.

Ravi de vous rencontrer! Utilisez au moins 3 caractères
C'est bon! Quelque chose ne colle pas. Veuillez réessayer
x

On se connait déjà! Connectez-vous ou récupérez votre mot de passe

Êtes-vous sûr? Veuillez réessayer s’il vous plaît
+ -